Rétrospective Kenji Mizoguchi - Le Japon à Paris

Rétrospective Kenji Mizoguchi

Du mercredi 17 avril au mardi 18 juin 2024

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Rétrospective du réalisateur Kenji Mizoguchi en 7 films au Christine Cinéma Club.

Cette Rétrospective Kenji Mizoguchi présente sept films des dernières années de ce grand réalisateur japonais (1898-1956) que rien ne prédestinait au cinéma.

Après ses premiers succès au Japon dans les années 1930, ce n’est qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qu’il se fait reconnaître en Occident, notamment grâce au film Les Contes de la lune vague après la pluie qui reçoit le Lion d’Argent à la Mostra de Venise en 1953.

Sa force pour traduire les émotions de ses personnages, notamment féminins, en images l’impose alors comme une figure de proue du cinéma japonais. Jusqu’à son dernier film La Rue de la honte et sa mort prématurée en 1956.

Au programme :

  • Miss Oyu (1951)
  • Les Contes de la lune vague après la pluie (1953)
  • Les Musiciens de Gion (1953)
  • L’Intendant Sansho (1954)
  • Une femme dont on parle (1954)
  • Les Amants crucifiés (1954)
  • La Rue de la honte (1956)

Des chefs-d’œuvre des années 1950 qui constituent indéniablement la période de la maturité. Une synthèse des différents courants plus ou moins contradictoires de l’œuvre antérieure.

À partir du mercredi 17 avril, la date de fin de la rétrospective n’est pas connue (nous avons précisé une date à titre indicatif).

Les films Les Contes de la lune vague après la pluie, L’Intendant Sansho, Les Amants crucifiés et La Rue de la honte, ont été restaurés en 4K en 2019.

Miss Oyu, Les Musiciens de Gion, et Une femme dont on parle sont en version restaurée 2K.

Kenji Mizoguchi

Kenji Mizoguchi est né le 16 mai 1898 à Ushima, sous-quartier de Hongo, un des plus vieux arrondissements de Tokyo. Il grandit dans un milieu très pauvre en bordure de la rivière Sumida dans le quartier d’Asakusa. Dans ce quartier se mélangent chiffonniers, théâtres populaires, terrains vagues, petits trafics et prostituées. En 1915, suite au décès de sa mère, Mizoguchi et son petit frère sont recueillis par la grande sœur.

À l’âge de 19 ans, il quitte Tokyo pour rejoindre le journal de Kobe comme dessinateur d’annonces publicitaires, puis rédacteur de faits divers. En août 1918, les « émeutes du riz » éclatent un peu partout au Japon. C’est une révolte de miséreux affamés sur lesquels la police n’hésite pas à tirer. Mizoguchi s’engage dans un mouvement d’entraide sociale, ce qui lui vaudra d’être arrêté, battu et emprisonné.

À la fin de la Première guerre mondiale, il quitte Kobe sans préavis et repart à Tokyo. Son père, devenu chômeur, a été contraint de vendre sa sœur à une autre famille.

Mizoguchi ne trouve pas d’emploi, il mène une vie de vagabond. Il fait alors la rencontre d’un petit acteur qui le met en contact avec un jeune metteur en scène travaillant pour la Nikkatsu. Mizoguchi est ainsi recommandé au studio et, en mai 1921, il est embauché et commence sa carrière dans le monde du cinéma en tant qu’assistant-metteur-en-scène…

Site web : https://pariscinemaclub.com/christine-cc/kenji-mizoguchi/

Adresse(s) : 4 rue Christine, 75006 Paris (Christine Cinéma Club)

Réservation possible

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