Tōru Takemitsu : Fragments d’un monde flottant

Concert

Organisé par : Maison du Japon, Cité internationale universitaire de Paris

Concert de musique classique autour de Ricardo Jasso.

Le saxophoniste Ricardo Jasso est étudiant à l’Université de Paris-Saclay et au Conservatoire de Versailles Grand Parc. Il présentera son concert de fin d’études de master, intitulé Fragments d’un monde flottant, où il approfondit l’héritage français dans l’œuvre de Tōru Takemitsu.

Cet héritage va au-delà de l’aspect musical, puisqu’il a puisé son inspiration dans la littérature et des concepts japonais comme le ma, l’intervalle vivant entre deux choses. Non pas un vide, mais une pause chargée de sens.

Le souffle qui donne sa valeur à la note, un silence aussi expressif que le son.

Au programme :

  • Syrinx – Claude Debussy
  • Distance – Tōru Takemitsu
  • Premier quatuor à cordes op. 10, premier et deuxième mouvements – Claude Debussy
  • Distance de fée – Tōru Takemitsu
  • Le Merle noir – Olivier Messiaen
  • Prédicats vagues – Tomohiro Suzuki
  • Haru no umi – Michio Miyagi

Les artistes

Ricardo Jasso est l’un des saxophonistes mexicains les plus remarquables de sa génération. Son parcours, marqué par l’excellence et la détermination, l’a conduit à devenir le premier saxophoniste mexicain admis dans un master de haut niveau en France, au sein de la prestigieuse classe de saxophone du Conservatoire de Versailles, sous la direction de Pascal Bonnet.

Avec la participation de :

  • Naomi Sato, shō
  • Fumie Hihara, koto
  • Rizumu Okui, piano
  • Takaya Minami, Hiroko Ariumi et Paul Girard, saxophones

Tōru Takemitsu, compositeur japonais entre tradition et modernité

Tōru Takemitsu (1930-1996) est l’une des figures majeures de la musique classique japonaise du 20e siècle. Formé à Tokyo, il découvre la musique occidentale pendant la Seconde Guerre mondiale et développe une passion durable pour Debussy, Satie et Messiaen.

Un rapport complexe à la tradition japonaise

Takemitsu rejette d’abord la musique traditionnelle de son pays. C’est en 1958, après avoir assisté à une représentation de bunraku, qu’il prend conscience de sa valeur. Il intègre par la suite des instruments traditionnels japonais dans ses compositions.

Son attachement à la nature traverse une grande partie de son œuvre. November Steps (1967), I Hear the Water Dreaming (1987) ou How Slow the Wind (1991) en témoignent. Il compose également In an Autumn Garden (1973-1979) pour orchestre de gagaku, musique de cour japonaise.

Une ambition universelle plus que culturelle

Souvent présenté comme un « pont » entre les cultures japonaise et occidentale, Takemitsu rejetait cette étiquette. Son ambition était de dépasser l’opposition Orient-Occident pour atteindre une universalisation des cultures, sans démarcations.

Musiques de film et reconnaissance internationale

Takemitsu a composé de nombreuses musiques de film, dont plusieurs pour Akira Kurosawa, notamment Ran. On lui doit aussi les partitions de Kwaidan de Masaki Kobayashi et de L’Empire de la passion de Nagisa Ōshima.

En 1971, il est choisi comme compositeur principal de la « Semaine internationale de musique contemporaine » à Paris, aux côtés d’Igor Stravinsky.

Informations pratiques

Gratuit

Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Site web : https://www.citescope.fr/evenement/fragments-dun-monde-flottant/

Adresse(s) : 7 C boulevard Jourdan, 75014 Paris (Maison du Japon, Cité internationale universitaire de Paris)

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