Du lundi 28 avril au mercredi 7 mai 2025
Exposition Thangka et Nihonga : entre sacré et profane avec des œuvres de Valérie Eguchi et Karma Yeshe.
Valérie Eguchi dévoile son univers poétique à travers le nihonga, une peinture japonaise aussi subtile que profonde.
L’exposition Thangka et Nihonga : entre sacré et profane s’inscrit dans le cadre des 20 ans de l’association Pigments et Arts du Monde. Elle réunit ses œuvres et celles de Karma Yeshe, maître en peinture sacrée tibétaine.
Nihonga, l’art japonais de la contemplation
Le nihonga signifie littéralement « peinture japonaise ». Il repose sur des techniques millénaires transmises depuis la Chine par la route de la soie. Les pigments naturels, souvent broyés à la main, sont liés à une colle animale. L’artiste les applique sur un papier marouflé sur bois.
Ce processus lent favorise l’attention. Chaque geste compte. L’œuvre progresse couche après couche, avec patience et humilité.
Grâce à ces matériaux simples, le nihonga révèle une grande richesse. Il joue entre matité et brillance, transparence et profondeur.
La démarche sensible de Valérie Eguchi
Valérie Eguchi a étudié pendant trois ans auprès de Yiching Chen. Puis elle a voyagé au Japon pour rencontrer d’autres artistes. Cette double approche nourrit son regard.
Ancienne peintre en décor, elle aime travailler la matière. Elle fabrique ses couleurs elle-même et les pose avec délicatesse. Chaque tableau devient un espace de silence, propice à la méditation.
Elle cherche moins à représenter qu’à suggérer. Pour elle, le nihonga est un chemin. Il relie l’intime à l’universel.
Une rencontre entre deux mondes spirituels
Dialoguer entre Japon et Tibet
À côté des œuvres de Valérie Eguchi, on découvre les thangka de Karma Yeshe. Ce maître tibétain formé au Bhoutan perpétue les styles mendri et karma gadri. Chaque peinture sert de support à la méditation.
Le contraste est saisissant. Pourtant, un lien profond unit les deux approches. Toutes deux convoquent la lenteur, la précision et la présence intérieure.
Le parcours de l’exposition crée ainsi une conversation silencieuse entre traditions. Loin du spectaculaire, il invite à une forme d’écoute intérieure.
Une soirée pour échanger avec les artistes
Le vendredi 2 mai à 18:00, une conférence sur « La Roue de la Vie » ouvrira la soirée. Elle sera suivie d’un pot convivial à 19:30. Ce moment offrira l’occasion de rencontrer les artistes et d’échanger autour de leurs œuvres.
À travers cette initiative, l’association met en avant le lien humain. L’art devient un vecteur de transmission et de partage, bien au-delà des cultures.
L’action de Pigments et Arts du Monde
Fondée en 2004 par Valérie Eguchi, l’association Pigments et Arts du Monde œuvre depuis plus de vingt ans. Elle fait découvrir des pratiques artistiques venues d’Asie : nihonga, etegami, peinture bouddhique, etc.
Elle organise expositions, ateliers et événements culturels. Ces actions s’adressent à tous, sans distinction de parcours ou de situation.
L’association mène aussi un travail d’inclusion. Elle propose des ateliers aux personnes en situation de handicap. En 2009, elle a reçu le trophée de l’innovation de la fondation AG2R.
Reconnue d’utilité publique, elle poursuit une mission essentielle : rendre l’art accessible. Et cela, avec exigence, bienveillance et passion.
Site web : https://www.facebook.com/events/1401373667554238/
Adresse(s) : Espace ICARE (31 boulevard Gambetta, 92130 Issy-les-Moulineaux)
Ouvert les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi
De 9:30 à 22:00, sauf le samedi de 9:30 à 18:00