Du mardi 3 au samedi 7 février 2026
Organisé par : Maison de la culture du Japon à Paris
Une rétrospective Isao Takahata exceptionnelle à Paris !
La Maison de la Culture du Japon à Paris organise une rétrospective dédiée à Isao Takahata.
Cet événement accompagne l’exposition Isao Takahata – Pionnier du dessin animé moderne, de l’après-guerre au Studio Ghibli. Du 21 au 31 octobre 2025 puis du 3 au 7 février 2026, les cinéphiles redécouvriront l’œuvre du cofondateur du Studio Ghibli.
Cette programmation exceptionnelle présente longs-métrages, séries télévisées et documentaires.
Plusieurs œuvres sont inédites en France. C’est une occasion unique de plonger dans l’univers de ce maître de l’animation japonaise !
Jusqu’à trois séances quotidiennes sont proposées à 14:30, 16/17:00 et 19:30. La rétrospective se poursuivra le trimestre prochain avec d’autres films du réalisateur.
Programme des projections du 3 au 7 février
La rétrospective s’étend sur cinq jours répartis en deux semaines. Chaque journée propose deux à trois séances pour découvrir ou redécouvrir les créations d’Isao Takahata.
Les films sont projetés en en version originale sous-titrée selon les horaires.
Mardi 3 février 2026 :
- 17h : Lupin III + Heidi + Marco
- 19h30 : Horus, prince du soleil
Mercredi 4 février 2026
- 14h30 : Ken, l’enfant-loup + Gauche le violoncelliste
- 17h : Panda Petit Panda + Panda Petit Panda : Le Cirque sous la pluie
- 19h30 : Kié, la petite peste
Jeudi 5 février 2026
- 16h : Histoire des canaux de Yanagawa
- 19h30 : Souvenirs goutte à goutte
Vendredi 6 février 2026
- 17h : Le Tombeau des lucioles
- 19h30 : Pompoko
Samedi 7 février 2026
- 14h30 : Anne… la maison aux pignons verts
- 17h : Mes voisins les Yamada
- 19h30 : Le Conte de la princesse Kaguya
Les films de la rétrospective Isao Takahata
Cette programmation exceptionnelle rassemble des œuvres majeures du réalisateur. Elle couvre toute sa carrière, de ses débuts à la Toei Animation jusqu’à ses derniers chefs-d’œuvre. Chaque film témoigne de l’innovation constante et de la sensibilité artistique d’Isao Takahata.
Les longs-métrages mythiques du réalisateur
Horus, prince du soleil (1968, 82 min) marque les débuts de Takahata en tant que réalisateur. Le jeune Horus reçoit une mission de son père mourant : sauver son peuple d’une créature terrifiante. Inspiré d’une épopée aïnoue, ce film pose les fondations du style Takahata.
Gauche le violoncelliste (1982, 63 min) raconte l’histoire d’un musicien maladroit qui rêve d’égaler Beethoven. Des petits animaux vont l’aider dans sa quête. Oh! Production a achevé ce film indépendant après cinq années de travail minutieux.
Kié, la petite peste (1981, 110 min) se déroule dans un quartier populaire d’Osaka. La jeune Kié tente de faire fonctionner le restaurant familial avec l’aide de son chat. À partir de cette œuvre, Takahata se concentrera sur des histoires ancrées au Japon.
Le Tombeau des lucioles (1988, 88 min) demeure l’un des films les plus bouleversants de l’animation. Été 1945, après le bombardement de Kobé. Les orphelins Seita et Setsuko tentent de survivre seuls. Takahata y transmet son expérience personnelle des bombardements vécus à neuf ans. Le film sera également projeté le 17 janvier à 16:00 à la MCJP.
Souvenirs goutte à goutte (1991, 119 min) suit une Tokyoïte de 27 ans partie en vacances à la campagne. Elle se remémore des anecdotes de 1966, quand elle avait 11 ans. Ce film poétique explore la mémoire avec une délicatesse remarquable.
Pompoko (1994, 119 min) met en scène des tanukis dont la vie insouciante prend fin. Les humains transforment leur montagne en ville. Les tanukis vont utiliser leurs pouvoirs extraordinaires pour tenter de les effrayer. Une fable écologique pleine d’humour et d’émotion.
Mes voisins les Yamada (1999, 104 min) dépeint le quotidien d’une famille atypique. Un père bougon, une mère farfelue, une grand-mère énergique, deux enfants et un chien lunatique. Le style aquarellé unique a été obtenu grâce à des techniques d’animation novatrices.
Le Conte de la princesse Kaguya (2013, 137 min) représente le dernier chef-d’œuvre de Takahata. Cette adaptation du conte japonais du coupeur de bambou séduit par son esthétique épurée. Chaque plan ressemble à une estampe animée d’une beauté saisissante.
Les séries télévisées qui ont marqué l’animation japonaise
Ken, l’enfant-loup (1963) constitue la première série télévisée de Toei Animation. L’épisode 14 projeté raconte les aventures d’un garçon élevé par des loups qui maintient la paix dans la jungle. Le jeune Takahata y a mis en scène plusieurs épisodes remarqués.
Lupin III (1972) adapte le manga de Monkey Punch. L’épisode 17, réalisé avec Hayao Miyazaki, montre Lupin, petit-fils d’Arsène Lupin, piégé lors d’un cambriolage. Cette collaboration préfigure la future association des deux maîtres au Studio Ghibli.
Heidi (1974) a révolutionné l’animation télévisée. L’épisode 1 présente l’orpheline de cinq ans arrivant chez son grand-père dans les Alpes suisses. Takahata et Miyazaki y ont apporté de nombreuses innovations qui ont transformé le secteur.
Marco (1976) suit un petit Italien parti chercher sa mère en Argentine. L’épisode 1 frappe par le réalisme exceptionnel de ses décors. Cette série témoigne de l’attention méticuleuse de Takahata aux détails visuels.
Anne… la maison aux pignons verts (2010, 100 min) est un remontage supervisé par Takahata. Il rassemble les épisodes 1 à 6 de la série de 1979. Une jeune orpheline découvre sa place au cœur de magnifiques paysages canadiens. Cette œuvre est inédite en France.
Œuvres rares et inédites en France
Panda Petit Panda (1972, 33 min) et Panda Petit Panda : Le Cirque sous la pluie (1973, 38 min) forment un diptyque charmant. Mimiko, une petite orpheline, accueille un bébé panda et son père échappés du zoo. Dans le second volet, ils secourent les animaux d’un cirque lors d’une inondation.
L’Histoire des canaux de Yanagawa (1987, 167 min) est un documentaire inédit incluant quelques séquences d’animation. Takahata s’inspire d’une histoire vraie : celle d’un fonctionnaire ayant sauvé les canaux de Yanagawa du remblaiement. Une œuvre rare qui montre son engagement écologique.
Informations pratiques pour assister aux projections
Les séances se déroulent dans la petite salle se situe au rez-de-chaussée du bâtiment.
Le tarif normal est de 6 euros par séance. Un tarif réduit à 3 euros est proposé aux étudiants et aux adhérents de la MCJP.
Site web : https://www.mcjp.fr/fr/la-mcjp/actualites/retrospective-isao-takahata
Adresse(s) : 101 bis quai Branly, 75015 Paris (Maison de la culture du Japon à Paris)