Du jeudi 8 octobre au samedi 7 novembre 2026
Organisé par : Galerie Nichido
Junko Koshino : la force des contrastes sur la toile.
La galerie Nichido présente une exposition de Junko Koshino, du 8 octobre au 7 novembre 2026.
La créatrice de mode japonaise y dévoile ses peintures, construites autour du thème du taikyoku, le contraste, qu’elle explore depuis toujours dans son travail.
Taikyoku, le souffle des contrastes
Chaque toile de Junko Koshino décline le thème du taikyoku, qui signifie « contraste ».
Noire, blanche, dorée, sa palette traverse les cultures et les époques, et parle le langage universel des contrastes et des contraires : la nuit et le jour, le vide et le plein, le silence et la vibration, l’Occident et l’Orient.
Une peinture en relief, massive et construite
La peinture est épaisse, empâtée, travaillée en relief. Les formes sont massives, franches, construites.
Elle ne se pose pas sur la toile : elle s’y impose. Les aplats noirs et blancs, ainsi que les bandes d’or, coexistent tout en exerçant une pression les uns sur les autres.
Une tension qui génère une énergie nouvelle
C’est précisément dans cette tension que réside le souffle du taikyoku : la preuve que les contrastes, loin de se neutraliser, génèrent ensemble une énergie nouvelle et forment un tout.
Junko Koshino, une dynastie de la mode japonaise
Junko Koshino naît en 1939 à Kishiwada, près d’Osaka. Son père meurt pendant la Seconde Guerre mondiale, laissant sa mère Ayako Koshino, fille d’un marchand de kimonos, élever seule trois filles.
Trois sœurs devenues figures de la mode
Les trois sœurs Koshino, Hiroko l’aînée, Junko et Michiko la cadette, forment l’une des plus grandes dynasties de la mode japonaise contemporaine.
Formée au Bunka Fashion College, Junko Koshino remporte le prestigieux Soen Award en 1961, au plus jeune âge de l’histoire de ce prix.
Vingt-deux ans à la Fashion Week de Paris
Elle fonde sa marque Junko Koshino en 1978 et défile à Paris la même année, pendant vingt-deux années consécutives.
Elle présente ensuite des défilés dans le monde entier, notamment à Pékin, New York, au Metropolitan Museum of Art, ainsi qu’au Vietnam, à Cuba, en Pologne et au Myanmar.
Une carrière entre mode, scène et institutions culturelles
Au-delà des défilés, Junko Koshino s’illustre dans le costume de scène, pour des opéras comme La Flûte enchantée et Madame Butterfly, ainsi que pour la comédie musicale de Broadway Pacific Overtures, qui lui vaut une nomination aux Tony Awards en 2004.
Une collaboration avec le groupe de taiko Drum Tao
Elle conçoit également des costumes pour le groupe de taiko Drum Tao, basé dans la préfecture d’Oita et actif au Japon comme à l’international.
Son travail s’étend par ailleurs aux uniformes, dont ceux des hôtesses de Japan Airlines, ainsi qu’au design d’intérieur et même au design de feux d’artifice.
De nombreuses distinctions internationales
Junko Koshino a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix culturel international Montblanc en 2009, le titre de personnalité culturelle d’honneur du Japon en 2017, et la médaille de chevalier de la Légion d’honneur française en 2021.
En 2022, elle reçoit l’ordre du Soleil levant, rayons d’or avec ruban, puis l’ordre de la Culture japonais en 2025.
Informations pratiques
Dates : du 8 octobre au 7 novembre 2026.
Horaires : du mardi au samedi, de 10:30 à 13:00 et de 14:00 à 19:00.
Adresse(s) : 61 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris (Galerie Nichido)