Conférence, le samedi 17 octobre 2026 à 14:30
Organisé par : Maison de la culture du Japon à Paris
Bernard Frank, grand maître des études japonaises, honoré par la MCJP.
La Maison de la culture du Japon à Paris rend hommage à l’orientaliste Bernard Frank (1927-1996), le samedi 17 octobre 2026 à 14:30.
Six spécialistes reviennent sur le parcours de ce professeur au Collège de France, lors d’une table ronde suivie d’une projection.
Bernard Frank, un savant aux avant-postes de la japonologie
Bernard Frank est né à Paris en 1927 et mort à Neuilly-sur-Seine en 1996.
Il fut successivement :
- chargé de recherche au CNRS,
- chargé de conférences, puis directeur d’études à l’École pratique des hautes études,
- avant de devenir professeur au Collège de France en 1979, sur la chaire de civilisation japonaise.
Une formation ouverte aux civilisations d’Asie
À l’École des langues orientales, Bernard Frank eut pour maître Charles Haguenauer et apprit le sanskrit, le chinois et le japonais.
Il orienta ainsi son intérêt vers l’étude des croyances et des mentalités japonaises, appréhendées dans le contexte plus large des influences chinoise et indienne, notamment via le bouddhisme.
Le premier séjour de Bernard Frank à la Maison franco-japonaise de Tokyo
En 1954, Bernard Frank s’embarque pour un séjour de trois ans à la Maison franco-japonaise de Tokyo, son premier contact avec le Japon réel.
C’est là qu’il engage ses premiers travaux importants et qu’il rencontre son épouse, Junko Tsuchihachi, peintre originaire de la préfecture de Wakayama.
De 1972 à 1974, il dirigera à son tour cette même Maison franco-japonaise.
La traduction du Konjaku monogatari shū, une œuvre majeure
Le nom de Bernard Frank reste durablement lié à sa traduction du Konjaku monogatari shū. Par son érudition, cette œuvre conjugue ses deux grands domaines d’intérêt : la religion et la littérature.
Il se consacra également à la poésie japonaise, le waka, ainsi qu’à l’iconographie du panthéon bouddhique, qu’il étudia à travers de nombreux temples de l’archipel.
Élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1983, Bernard Frank fut la même année accueilli comme membre associé de l’Académie du Japon.
Il fut notamment officier de la Légion d’honneur et grand-officier de l’ordre du Trésor sacré du Japon.
Une table ronde réunissant six spécialistes
Pour évoquer la mémoire de Bernard Frank, six intervenants se réunissent à la MCJP :
- Pierre Baptiste, du musée Guimet ;
- Claire-Akiko Brisset, de l’université de Genève ;
- Catherine Cadou, interprète-cinéaste ;
- Jacqueline Pigeot, de l’université Paris 7 ;
- Jean-Noël Robert, du Collège de France ;
- et Christian Sautter, de l’EHESS.
Une projection en écho à son travail de traducteur
La table ronde est suivie de la projection du film La Ballade de Narayama, de Shohei Imamura.
Ce film est adapté de l’œuvre originale de Shichiro Fukazawa, parue en 1956, que Bernard Frank a lui-même traduite en français en 1959 sous le titre Études à propos des chansons de Narayama, aux éditions Gallimard.
Informations pratiques
Date : samedi 17 octobre 2026 à 14:30. Durée : 1h30. La table ronde est suivie de la projection de La Ballade de Narayama.
Lieu : petite salle (rez-de-chaussée) de la Maison de la culture du Japon à Paris, 101bis quai Jacques Chirac, 75015 Paris.
Tarifs : gratuit, réservation possible à partir du 17 septembre.
Langue : français.
Conférence également accessible en ligne sur Youtube, en live ou en replay :
Adresse(s) : 101 bis quai Branly, 75015 Paris (Maison de la culture du Japon à Paris)