Du mercredi 1er octobre 2025 au lundi 12 janvier 2026
Organisé par : Musée Guimet
POLARAKI, une plongée dans l’univers du Polaroid de Nobuyoshi Araki.
Le photographe japonais Nobuyoshi Araki dévoile sa passion pour le Polaroid. Cette technique occupe une place centrale dans son œuvre depuis les années 1990.
POLARAKI présente près de mille clichés instantanés réalisés entre 1997 et 2024.
L’artiste transforme chaque instant en création photographique. Son approche spontanée contraste avec ses compositions monumentales habituelles. Le Polaroid devient ainsi un carnet intime où se mêlent fleurs, corps féminins et scènes du quotidien.
Une exposition exceptionnelle sur Nobuyoshi Araki au musée Guimet
Cette exposition révèle un aspect méconnu d’Araki. La rotonde du quatrième étage accueille cette installation spectaculaire. Cependant, cette présentation va au-delà d’une simple rétrospective photographique.
L’installation Araki’s Paradise
43 colonnes s’élèvent du sol au plafond. Chaque colonne contient neuf cadres disposés bord à bord. L’ensemble rassemble 391 cadres abritant 906 polaroids. Cette disposition reproduit fidèlement l’appartement parisien du collectionneur Stéphane André.
Les associations d’images suivent une logique particulière. D’abord, Nobuyoshi Araki compose la moitié des rapprochements visuels. Ensuite, Stéphane André crée les autres combinaisons. Cette collaboration unique prolonge le système de poésie visuelle élaboré par l’artiste.
Don exceptionnel de Stéphane André
Le 5 mai 2025, Stéphane André a fait don de sa collection au musée. Cette acquisition représente 25 années de passion. Par ailleurs, le collectionneur a acquis ces œuvres auprès de galeries françaises et japonaises.
Cette donation s’inscrit dans la politique d’enrichissement du musée Guimet. Elle complète parfaitement les collections d’art contemporain asiatique. De plus, elle fait écho à l’exposition monographique d’Araki présentée en 2016.
Nobuyoshi Araki, maître du Polaroid instantané
Né à Tokyo en 1940, Araki débute sa carrière dans la publicité en 1963. Il travaille alors pour l’agence Dentsu avant de devenir indépendant en 1972. Son succès artistique est immédiat et considérable.
L’artiste développe le mouvement shi-shashin, la « photographie du je ». Cette approche mêle autobiographie et fiction. Néanmoins, son œuvre reste hantée par des obsessions récurrentes : l’amour, le sexe, la vie et la mort.
Un photographe prolifique et provocateur
Nobuyoshi Araki compte plus de 500 ouvrages consacrés à son œuvre. Dès la fin des années 1960, ses premiers travaux sont diffusés par des livres qu’il compose lui-même. Il utilise alors les photocopieurs de l’agence Dentsu pour cette production artisanale.
Son travail entretient des affinités avec les avant-gardes des années 1960-1970. Du pop art, il emprunte la médiatisation et la provocation. De la photographie expérimentale, il retient les interventions directes sur les images.
En 1971, il publie Voyage sentimental, où son mariage et sa nuit de noces sont dévoilés sous la forme d’un journal.
Le Polaroid comme journal visuel quotidien
Araki adopte la photographie instantanée dans les années 1990. Ce médium lui permet de capturer son environnement familier sans relâche. Ainsi, il produit une quantité considérable de ces tirages carrés caractéristiques.
Le procédé offre de nouvelles opportunités plastiques à l’artiste. Il intervient sur ses images avec des ciseaux, des feutres ou des pinceaux. Parfois, il découpe et assemble des chimères photographiques qu’il nomme kekkai.
Les polaroids se succèdent en flux continu. Cette production brouille les limites entre sphères intime et publique. Elle anticipe ainsi certains usages contemporains des images photographiques.
Entre érotisme et poésie visuelle
L’univers de NobuyoshiAraki navigue entre esthétiques variées. Ses premiers travaux développent une approche intimiste du corps. Plus tard, son usage du Polaroid produit une poésie visuelle fondée sur des rapprochements insolites.
Il sert également une esthétique érotique japonisante. Des marqueurs culturels encadrent ses compositions : kimonos, tatamis, baguettes, cordes. Cette approche a parfois été rapprochée des estampes érotiques shunga et des arts traditionnels de la corde.
Toutefois, certaines œuvres soulèvent des questions contemporaines. Les évolutions récentes du regard sur les rapports femme-homme invitent à reconsidérer ses représentations. Le traitement du corps féminin n’échappe pas à cette remise en perspective critique.
Artiste prolifique, figure médiatique au Japon, Nobuyoshi Araki a initié très tôt une œuvre auto-fictive, inspirant des artistes comme Sophie Calle ou Roman Opalka.
Informations pratiques pour visiter POLARAKI
L’exposition se déroule du 1er octobre 2025 au 12 janvier 2026. Elle occupe la rotonde du quatrième étage du musée Guimet.
Le prix d’entrée couvre collections permanentes et expositions temporaires, y compris l’exposition Manga, tout un art ! :
- Plein tarif : 13 euros
- Tarif réduit : 10 euros (carte Famille nombreuse, chèques-vacances, etc.)
- Gratuit pour les moins de 18 ans, porteurs d’une carte d’invalidité (avec un accompagnateur), 18-25 ans ressortissants de l’Union européenne, demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minimas sociaux, etc.
Évitez de faire la queue sur place, et réservez dès maintenant votre place sur :
Avertissement : en raison de leur caractère sexuellement explicite, certaines photographies présentées dans l’exposition sont susceptibles de choquer certains publics. L’accès à l’exposition est donc interdit aux moins de 18 ans.
Adresse(s) : 6 place d'Iéna, 75116 Paris (Musée Guimet)
Ouvert les lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche
De 10:00 à 18:00
Exceptionnellement ouvert le mercredi 24 décembre 2025 de 10:00 à 17:00 et le mercredi 31 décembre 2025 de 10:00 à 17:00
Exceptionnellement fermé le jeudi 25 décembre 2025 et le mercredi 31 décembre 2025
Réservation possible

