Le lundi 2 février 2026, Television Nagasaki Co., Ltd. et Euro Japan Crossing, en collaboration avec Maison Jiki, organisaient une rencontre exceptionnelle, Hizen Nouveau : 10 ateliers de céramique japonais venus de Kyushu présentaient leurs créations aux professionnels français !
Cette journée réunissait des maîtres potiers des départements de Saga et Nagasaki. Chacun exposait ses pièces les plus emblématiques.
Les visiteurs découvraient ainsi le concept du Hizen Nouveau, une approche contemporaine de la céramique japonaise pensée pour la gastronomie française.
Professionnels de la restauration mais aussi amateurs éclairés ont pu dialoguer directement avec les artisans !
Sommaire
Hizen, berceau de la porcelaine japonaise
La région de Hizen s’étend sur une partie de l’île de Kyushu. Elle englobe les départements actuels de Saga et Nagasaki.
C’est là que la porcelaine japonaise a vu le jour il y a près de 400 ans ! Les céramiques produites dans cette zone partagent une caractéristique remarquable : une porcelaine blanche d’une grande translucidité.
Trois grandes familles de céramiques coexistent dans cette région : Arita, Nabeshima et Hasami. Chacune possède son identité propre, mais toutes témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

Dix ateliers d’exception présentent le Hizen Nouveau
Cette rencontre parisienne mettait donc en lumière dix ateliers représentatifs de la diversité céramique de Hizen. Chacun apportait sa vision particulière, son histoire unique.
Ensemble, ils illustraient la richesse de ce patrimoine vivant et sa capacité à se renouveler.
Les maîtres potiers d’Arita
Arita Plus réunit plusieurs ateliers aux personnalités variées. Ce collectif préserve l’héritage « quadricentenaire » tout en créant de nouvelles expressions qui marquent les esprits ! Les collaborations avec de grands chefs cuisiniers enrichissent leurs créations dans un objectif constant : sublimer les saveurs saisonnières.
Kajiken-seiji perpétue une tradition remontant à l’époque Edo. Ce four historique se distingue par sa large gamme de moules, notamment ceux représentant des motifs porte-bonheur. Le plat en forme de daurade medetai, produit depuis l’ère Meiji (et très mignon), demeure particulièrement célèbre !
Keizan-gama débuta en 1957 avec de la vaisselle entièrement fabriquée à la main. L’entreprise destine principalement ses créations aux restaurants gastronomiques japonais (ryōtei). Sa philosophie place le plat servi au centre de l’attention. Le travail méticuleux garantit sûreté et qualité.

Kin-emon produit depuis 1926 de la vaisselle destinée aux ryokan et ryōtei. L’atelier se spécialise dans les techniques de sometsuke et nishiki. Il maîtrise particulièrement l’aka-e et le kōchi, permettant d’obtenir des couleurs vives, tout-à-fait saisissantes !
Tasei-gama, fondé en 1956, s’appuie sur des artisans titulaires de la qualification de dentō kōgeishi. Les pièces cuisent lentement pendant seize à dix-sept heures à 1300 degrés. Cette méthode garantit solidité et densité supérieures. La pièce Nebula, une grande assiette à motif howari nous a particulièrement impressionné.
Yamahei-gama fut fondé après la Seconde Guerre mondiale. Son créateur, Heisaku Yamamoto, était fils d’une maison de poterie d’Arita. L’atelier a adopté comme philosophie la création d’une vaisselle qui apporte surprise et émotion, et c’est le cas ! L’assiette bleue scintillante Awa a fait sensation.

Sehyo-gama, héritier du Nabeshima-yaki
Sehyo-gama perpétue l’héritage du Nabeshima-yaki de l’époque d’Edo. L’atelier fusionne élégance et modernité dans chacune de ses créations. Il vise à enrichir la vie quotidienne de ses utilisateurs tout en transmettant la beauté de cette tradition aux générations futures.
Les artisans de Sehyo-gama peignent méticuleusement chaque pièce à la main. Le kakubai laqué de vermillon présenté à Hizen nouveau témoignait ainsi de cette exigence ! D’autres pièces plus traditionnelles se paraient de finitions dorées. Chaque création reflétait la splendeur et la diversité de cet héritage prestigieux.
Les créateurs du Hasami-yaki
Isshin-gama se distingue par sa technique exclusive appelée isshin-bori. Les artisans utilisent plus de 30 types de ciseaux à bois ! Ils sculptent un par un les motifs de chaque pièce. Ces marques créent alors un jeu d’ombre et de lumière unique et splendide.
Rizaemon-gama porte le nom de son fondateur. Ce four historique a joué un rôle essentiel dans le développement de l’industrie céramique locale depuis le milieu de la période d’Edo. (Re)baptisé en 1968, il poursuit son histoire entre les mains du treizième du nom. Les pièces allient tradition et modernité chaleureuse.
Tanshin-gama, fondé en 1980, maîtrise la technique du suishō-bori. Des trous sont percés dans la porcelaine blanche, et une argile secrète y est insérée avant une double cuisson à 1300 degrés. Les motifs de ses pièces sont saisissants !

Quand la céramique de Hizen sublime la gastronomie française
À Paris, de plus en plus de chefs adoptent la céramique de Hizen pour leur vaisselle. Français comme Japonais apprécient cette esthétique raffinée.
Cette demande incite les artisans potiers à créer des pièces qui résonnent avec la gastronomie française. La rencontre de l’esthétique japonaise et de la sensibilité française donne ainsi naissance à une nouvelle forme d’expression !
Le Hizen Nouveau illustre bien comment la porcelaine japonaise trouve naturellement sa place sur les tables françaises, des plus simples aux plus exigeantes !

Article réalisé en partenariat avec Euro Japan Crossing et Maison Jiki.