L’Étrange Festival 2025

Du mardi 2 au samedi 13 septembre 2025

L’Étrange Festival à Paris vous propose une programmation de films percutante et inattendue pour vous faire découvrir les auteurs de demain et des pellicules inédites et délirantes.

L’Étrange Festival est un festival de cinéma de genre, qui a lieu tous les ans au Forum des images de Paris, durant la première quinzaine de septembre.

Il offre au grand public la possibilité de voir des films rares, voire inédits. Du fantastique au drame, l’horreur côtoie aussi bien le documentaire que le conte pour enfants, pour le plaisir de tous.

Au programme : une compétition internationale de longs métrages inédits ou très attendus concourant pour le Grand Prix Nouveau Genre Canal + et le Prix du public ; la compétition internationale de courts métrages ; des hommages et découvertes à foison…

Programmation Japon de L’Étrange Festival 2025

La programmation de L’Étrange Festival 2025 est enfin connue !

Vous pourrez voir autour du Japon :

  • Tamala 2030: A Punk Cat in Dark de t.o.L (Japon, 2025, animation, science-fiction)
  • Sumarsólstöður et Japanese Avant-Garde Pioneers d’Amélie Ravalec (France/Grande-Bretagne, 2025, science-fiction et documentaire)
  • et un Cycle intégral Lady Yakuza avec les huit films en copie neuve :
    • Lady Yakuza : La Pivoine rouge (Hibotan bakuto)
    • Lady Yakuza : La Règle du jeu (Hibotan bakuto : Isshiku Ippan)
    • Lady Yakuza : Le Jeu des fleurs (Hibotan bakuto: Hanafuda shôbu)
    • Lady Yakuza : L’Héritière (Hibotan bakuto: Nidaime shûmei)
    • Lady Yakuza : Chronique des joueurs (Hibotan bakuto : Tekkaba retsuden)
    • Lady Yakuza : Le Retour d’Oryû (Hibotan bakuto : Oryû sanjô)
    • Lady Yakuza : Prépare-toi à mourir (Hibotan bakuto: Oinochi itadaki masu)
    • Lady Yakuza : Le Code Yakuza (Hibotan bakuto : Jingi tôshi masu)

Ces différentes projections sont toutes en VOST.

Tamala 2030: A Punk Cat in Dark

Séances :

  • mercredi 3 à 14:30, salle 500
  • samedi 13 à 19:00, salle 100

Réalisation, scénario et musique de t.o.L.

2025 / Japon / Animation / Science-fiction / 2 h 9 / VOSTF / Noir et blanc et couleur

Première européenne !

Dans le Tokyo félin dystopique de 2030, Tamala, chatte très mignonne, coquette et capricieuse, se retrouve impliquée par hasard dans l’enquête de son ami détective Michelangelo.

Leurs recherches autour de sept chats disparus au même moment les conduisent vers des sentiers mystiques aux conséquences cosmiques et apocalyptiques !

Ne pas se fier aux apparences, car sous ses dehors mimis et enfantins, ce deuxième volet des aventures de Tamala (nul besoin de voir le premier pour le comprendre) s’avère à la fois divertissant et complexe, ludique et conceptuel, de sa durée aux thèmes qui y sont abordés.

La SF ne masquant pas les enjeux politiques et écologiques.

De plus, on ne se lasse pas de voir Tamala dessinée à la Astroboy avec une douce voix Hello Kitty déblatérant ses gros mots en restant accro à son smartphone. Bref, une chatte de son temps.

Avec les voix de Kana Aoi, Daisuke Kasuya, Atsuko Nakata, Kei Taniguchi…

Sumarsólstöður + Japanese Avant-Garde Pioneers

Séances :

  • samedi 6 à 16:15, salle 300
  • dimanche 7 à 19:15, salle 100

Sumarsólstöður

Par Amélie Ravalec.

2025 / France, Grande-Bretagne / Court-métrage / Drame / Science-fiction / 30 min / VOSTF / Couleur

Entre rêve et réalité, documentaire et fiction, Amélie Ravalec nous entraîne dans un songe cinématique, un voyage aussi intersidéral que les hallucinations de 2001, aussi mystique que la Matrix, pour s’interroger sur la capacité du rêve des artistes à changer le monde et rééquilibrer le cosmos.

Avec : Gô Arisue, Hu Chia, Ásgerður Eria, Paul Michael Henry, Osamu Kuroda

Japanese Avant-Garde Pioneers

Japanese Avant-Garde Pioneers est un film d’Amélie Ravalec.

2025 / Grande-Bretagne, Japon, France / Documentaire / 1 h 40 / VOSTF / Couleur

Première française

Mishima, Araki, Terayama, Hijikata, voici quelques noms parmi les plus emblématiques d’un mouvement d’avant-garde qui fit exploser les règles et le langage culturel du Japon des années 1960 en plein bouleversement social et politique.

Toute une génération d’artistes provocateurs et fiers de l’être sublima le traumatisme de la guerre, emportée par le désir contestataire et l’appétit d’une liberté sans condition.

Que ce soit avec le cinéma et le théâtre underground, la photographie expérimentale hyper charnelle, l’art graphique surréaliste entre pop et eroguro ou les infernales danses butô, ils allaient redéfinir les règles en les refusant.

Encore aujourd’hui, ces artistes continuent d’étendre leurs influences, du Japon au reste du monde.

Véritable feu d’artifice visuel, le documentaire d’Amélie Ravalec leur rend magnifiquement justice.

Avec Nobuyoshi Araki, Tatsumi Hijikata, Eikoh Hosoe, Yukio Mishima, Daido Moriyama

Cycle intégral : Lady Yakuza

Face au succès des Woman Gambler de la Daiei, la Toei riposte avec une saga révolutionnaire : Lady Yakuza naît de cette concurrence acharnée. Le scénariste Norifumi Suzuki signe alors huit films qui bouleversent le genre.

Sumiko Fuji y incarne Oryu sous le nom de Junko Fuji. Du jour au lendemain, cette actrice cantonnée aux seconds rôles devient une star incontournable. Paul Schrader la compare même à Ken Takakura et Koji Tsurata.

Son talent explose dans ce sous-genre policier codifié. En effet, Oryu incarne une dualité fascinante : femme gracieuse qui peut se venger violemment sans perdre sa féminité.

Lady Yakuza révolutionne le yakuza eiga. Traditionnellement, ce genre cantonnait les femmes à des rôles effacés. Désormais, l’héroïne s’approprie cet univers masculin. Cette réappropriation féminine apporte une grâce inédite aux ninkyo eiga.

Chaque opus renouvelle habilement les enjeux narratifs. Les différents cinéastes explorent constamment de nouvelles approches esthétiques.

Par exemple, la gestion de l’espace devient de plus en plus élaborée. La violence évolue également au fil des épisodes. Les finales apocalyptiques rivalisent avec les chambaras les plus sanglants.

Tarantino rend hommage à cette saga dans Kill Bill. En réalité, Lady Yakuza ouvre la voie à d’autres héroïnes insoumises. La Femme Scorpion et Lady Snowblood suivront cette révolution cinématographique.

Lady Yakuza : La Pivoine rouge

Séance : lundi 8 à 16:45, salle 100

Réalisé par Kôsaku Yamashita.

1968 / Japon / Yakuza / 1 h 38 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

Japon, milieu de l’ère Meiji. Ryuko Yano, dite Oryû la Pivoine Rouge, parcourt les routes pour apprendre son métier de yakuza. Avec l’aide de ses compagnons, elle se lance à la recherche de celui qui assassina son père cinq ans auparavant.

Cette première aventure de la Pivoine Rouge pose les bases de la saga, installant déjà un ton qui mêle le policier et la tragédie. Un rythme enlevé et une élégance qui ne dépareront jamais dans toute la série.

Junko Fuji y est déjà lumineuse, Ken Takakura toujours impérial.

Avec Junko Fuji, Ken Takakura, Tomisaburô Wakayama, Kyôsuke Mashida, Nijiko Kiyokawa…

Lady Yakuza : La Règle du jeu

Séance : lundi 8 à 14:45, salle 300

Réalisé par Norifumi Suzuki.

1968 / Japon / Yakuza / 1 h 35 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

Oryû apprend que le chef yakuza qui l’hébergeait à Tomioka, ville productrice de soie, a été assassiné par un gang rival désireux de diriger le commerce. Elle retourne enquêter à Tomioka.

Selon Norifumi Suzuki, avant même que le premier opus soit sorti, sa suite était presque prête. De fait, avec lui à la réalisation, ce deuxième opus perd en délicatesse ce qu’il gagne en excès sanglants, et en humour.

Même contraint par le Ninkyo eiga, on ressent le désir du cinéaste de se lâcher dans les délices de l’exploitation. C’est un plaisir de voir Junko Fuji répondre avec autant d’élégance à la vulgarité masculine.

Avec Junko Fuji, Kôji Tsuruta, Bunta Sugawara, Bin Amatsu, Mishitarô Mizushima…

Lady Yakuza : Le Jeu des fleurs

Séance : lundi 8 à 21:30, salle 100

Réalisé par Tai Katô.

1969 / Japon / Yakuza / 1 h 38 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

Le clan Nishinomaru dans lequel Oryû veut parfaire sa formation est en pleins préparatifs d’un concours de jeux d’argent. Pour protéger les intérêts du clan contre les Kinbara prêts à tout pour prendre le pouvoir, elle s’engage dans un tournoi dont l’issue sera sanglante.

Avec Tai Katô, la série redouble d’ambition formelle. L’humour a disparu, laissant place à une dramatisation de la violence et à une profonde mélancolie, comme en témoignent ces magistrales séquences enneigées.

Le scénario de Suzuki est ici plus politique, notamment lorsqu’il évoque sans ambages l’influence occidentale au Japon.

Avec Junko Fuji, Ken Takakura, Kanjûrô Arashi, Asao Koike, Bin Amatsu…

Lady Yakuza : L’Héritière

Séance : mercredi 10 à 16:30, salle 300

Réalisé par Shigehiro Ozawa.

1969 / Japon / Yakuza / 1 h 35 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

En pleine révolution industrielle, l’oncle d’Oryû est chargé de la construction d’une ligne de chemin de fer, au détriment des bateliers du fleuve qui provoquent une série d’affrontements. Ils sont en réalité manipulés par un clan rival, qu’Oryû va tenter d’arrêter.

Plus la série avance, plus le divertissement se double d’une conscience politique et sociale qui fait de notre héroïne une rebelle contre les dominants.

Suzuki fait ici le choix de laisser parfois l’action au second plan jusqu’à un final saisissant. Ce sera le seul épisode réalisé par Shigehiro Ozawa (la trilogie Street Fighter).

Avec Junko Fuji, Kanjûrô Arashi, Kyôsuke Machida, Hiroyuki Nagato, Ken Takakura…

Lady Yakuza : Chronique des joueurs

Séance : mercredi 10 à 14:00, salle 300

Réalisé par Kôzaku Yamashita.

1969 / Japon / Yakuza / 1 h 50 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

Accueillie dans un village de pêcheurs, Oryû a promis d’abandonner ses habitudes yakuza. Mais le harcèlement des villageois par les puissants vont la faire revenir sur sa parole.

Chronique des joueurs pousse encore plus loin l’introspection, par l’intermédiaire de personnages s’interrogeant sur leur rôle au sein d’une histoire collective, et sur leur position morale face à l’injustice.

La mise en scène de Kôzaku Yamashita est éclatante de beauté pour un épisode magistral aux dilemmes quasi shakespeariens.

Avec Junko Fuji, Kôji Tsuruta, Kyôsuke Mashida, Tetsurô Tanba, Bin Amatsu…

Lady Yakuza : Le Retour d’Oryû

Séance : mercredi 10 à 21:45, salle 100

Réalisé par Tai Katô.

1970 / Japon / Yakuza / 1 h 40 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

À la recherche de Kimiko Igarashi, une jeune aveugle qu’elle a dû abandonner quelques années auparavant, Oryû est jetée dans une nouvelle guerre de territoire ayant pour décor le théâtre de Tokyo.

Le retour d’Oryû marque également celui du grand Tai Katô dont on reconnaît le style éblouissant dès les premières séquences. Le Maître tire magnifiquement parti de son décor théâtral atypique, offrant un jeu de miroirs fascinant qui accroît graduellement la tension. Il y déploie tout du long une violence proprement époustouflante.

Avec Junko Fuji, Bunta Sugawara, Eiko Yamagishi, Kanjûrô Arashi, Shinji Takano…

Lady Yakuza : Prépare-toi à mourir

Séance : jeudi 11 à 14:45, salle 300

Réalisé par Tai Katô.

1971 / Japon / Yakuza / 1 h 33 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

Poursuivant sa vie errante, Oryû rencontre les habitants d’un village dont les récoltes sont impactées par la pollution d’une usine locale. Face à la corruption des politiciens, elle va devoir reprendre du service.

De plus en plus contemporaine, la franchise évoque ici les risques de catastrophe écologique. Godzilla n’est pas loin. Prépare-toi à mourir apparaît comme un des chapitres les plus sombres, dans lequel le divertissement ne déguise pas l’amertume.

Et la Pivoine Rouge, désormais sans pitié, semble déjà annoncer Lady Snowblood.

Avec Junko Fuji, Kôji Tsuruta, Kanjûrô Arashi, Seizaburô Kawazu, Tomisaburô Wakayama…

Lady Yakuza : Le Code Yakuza

Séance : vendredi 12 à 21:30, salle 100

Réalisé par Buichi Saitô.

1972 / Japon / Yakuza / 1 h 35 / VOSTF / Couleur

Copie neuve

Après la fin de la Guerre russo-japonaise, Oryû part au chevet de sa vieille bienfaitrice, mourante. Alors que son successeur est déjà choisi, les Kano et Denpo s’interposent violemment pour voler le pouvoir.

Pour certaines sagas, l’ultime apparaît comme le film en trop. Pour Lady Yakuza, il constitue une apothéose. Norifumi Suzuki laisse la place à Kōji Takada, maître en matière de yakuza eiga.

Servi par une merveille de scénario, à la fois captivant et bouleversant – peut-être encore plus à cause de l’adieu à Oryû – Le Code Yakuza vient boucler la boucle en combinant à la perfection l’action et l’émotion.

Semblant à chaque instant nous chuchoter que ce sera la dernière fois, Junko Fuji y libère tout le génie de son jeu.

Avec Junko Fuji, Bunta Sugawara, Chiezô Kataoka, Hiroki Matsukata, Hiroyuki Nagato…

Récapitulatif des projections

  • Mercredi 3
    • 14:30 — Tamala 2030: A Punk Cat in Dark, Salle 500
  • Samedi 6
    • 16:15 — Sumarsólstöður & Japanese Avant‑Garde Pioneers, Salle 300
  • Dimanche 7
    • 19:15 — Sumarsólstöður & Japanese Avant‑Garde Pioneers, Salle 100
  • Lundi 8
    • 14:45 — Lady Yakuza : La Règle du jeu, Salle 300
    • 16:45 — Lady Yakuza : La Pivoine rouge, Salle 100
    • 21:30 — Lady Yakuza : Le Jeu des fleurs, Salle 100
  • Mercredi 10
    • 14:00 — Lady Yakuza : Chronique des joueurs, Salle 300
    • 16:30 — Lady Yakuza : L’Héritière, Salle 300
    • 21:45 — Lady Yakuza : Le Retour d’Oryû, Salle 100
  • Jeudi 11
    • 14:45 — Lady Yakuza : Prépare‑toi à mourir, Salle 300
  • Vendredi 12
    • 21:30 — Lady Yakuza : Le Code Yakuza, Salle 100
  • Samedi 13
    • 19:00 — Tamala 2030: A Punk Cat in Dark, Salle 100

Site web : http://www.etrangefestival.com/

Adresse(s) : 2 rue du cinéma, 75001 Paris (Forum des Halles, Forum des images)

Réservation possible

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