Ango Sakaguchi, le desperado

Conférence, le vendredi 9 octobre 2026 à 18:30

Organisé par : Maison de la culture du Japon à Paris

Ango Sakaguchi, un écrivain dans la tourmente du siècle, à l’honneur d’une conférence.

La Maison de la culture du Japon à Paris consacre une conférence à l’écrivain Ango Sakaguchi, le vendredi 9 octobre 2026 à 18:30.

Deux spécialistes de littérature japonaise reviennent sur l’œuvre singulière de cet auteur, encore mal connu en France.

Ango Sakaguchi, une figure singulière de la littérature japonaise

Né à Niigata en 1906 et mort à Kiryū en 1955, Ango Sakaguchi occupe une place à part dans l’histoire de la littérature japonaise.

Il est associé au groupe Buraiha, courant littéraire marqué par la déchéance et la provocation contre les valeurs établies.

La Chute, un essai qui rend Ango Sakaguchi célèbre

En 1946, son essai provocateur et paradoxal Daraku-ron (La Chute) le rend célèbre. Il y livre sa vision de la guerre et de l’après-guerre japonais.

La même année, il poursuit cet éloge de la déchéance dans la nouvelle Hakuchi (L’Idiote).

Une œuvre romanesque encore mal connue en France

Ango Sakaguchi reste l’auteur d’une œuvre romanesque trop peu connue en France, à l’exception de quelques textes comme L’Idiote ou le roman Furenzoku satsujin jiken (Meurtres sans série), publié en 1948 et récompensé la même année par le prix des auteurs japonais de romans policiers.

Son court roman Sous les fleurs de la forêt de cerisiers (Sakura no mori no mankai no shita), publié en 1947, a notamment été adapté en film par Masahiro Shinoda en 1975, et en pièce par Hideko Noda en 1989.

Dans un monde incertain, traversé de crises, le moment semble venu de redécouvrir cette figure attachante et son œuvre protéiforme.

Deux spécialistes dialoguent autour de son œuvre

Pour évoquer Ango Sakaguchi, Estelle Figon dialogue avec Emmanuel Lozerand.

Estelle Figon, traductrice de Meurtres sans série

Estelle Figon est agrégée de langue et civilisation japonaises. Elle enseigne à l’ENS-PSL depuis 2007. Boursière du gouvernement japonais, puis du Kasumi Kaikan, elle a vécu plusieurs années à Tokyo.

Elle s’intéresse particulièrement à la littérature de la première moitié du 20e siècle et a traduit Meurtres sans série d’Ango Sakaguchi, publié aux éditions Les Belles Lettres en 2016.

Estelle Figon vient également de publier la traduction d’un recueil de textes de Hayashi Fumiko, Jeune Printemps, aux éditions Rue d’Ulm.

Emmanuel Lozerand, professeur à l’Inalco

Emmanuel Lozerand est ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, agrégé de Lettres modernes et professeur de langue et littérature japonaises à l’Inalco.

Il s’intéresse aux auteurs de la fin du 19e et du début du 20e siècle, comme Natsume Sôseki, Mori Ôgai ou Masaoka Shiki.

Il a notamment publié Littérature et génie national, récompensé par le prix Shibusawa-Claudel en 2005, et obtenu le prix Konishi de traduction en 2017 pour sa traduction de Masaoka Shiki.

Informations pratiques

Date : le vendredi 9 octobre 2026, à 18:30. Durée : 2 heures.

Lieu : petite salle (rez-de-chaussée) de la Maison de la culture du Japon à Paris, au 101 bis quai Jacques Chirac, 75015 Paris.

Gratuit, sur réservation.

La conférence se tient en français. Elle sera accessible en direct et en replay sur Youtube :

Site web : https://www.mcjp.fr/fr/la-mcjp/actualites/ango-le-desperado

Adresse(s) : 101 bis quai Branly, 75015 Paris (Maison de la culture du Japon à Paris)

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