Film, rencontre, le lundi 14 septembre 2026 à 20:00
Pascal-Alex VincentDocumentaire sur Keiko Kishi, star du cinéma japonais.
Une soirée hommage à l’actrice Keiko Kishi, décédée le 7 août 2026, est organisée le lundi 14 septembre 2026, au Reflet Médicis, en partenariat avec le festival Kinotayo.
Le documentaire Keiko Kishi, une femme libre, de Pascal-Alex Vincent, y est projeté, suivi du conte « La Femme des neiges », extrait du film Kwaidan de Masaki Kobayashi.
La séance est suivie d’un échange avec Delphine Ciampi, fille de Keiko Kishi, Pascal-Alex Vincent, réalisateur du documentaire, et Dimitri Ianni, spécialiste du cinéma japonais.
Keiko Kishi, une femme libre, le parcours d’une pionnière
Née le 11 août 1932 à Yokohama, Keiko Kishi débute au cinéma dans Le Plaisir en famille de Noboru Nakamura.
Elle accède à la célébrité avec Quel est ton nom ?, un drame romantique en trois volets réalisé par Hideo Ōba.
Un immense succès populaire au Japon
Le grand succès de ce film déclenche au Japon une mode vestimentaire, le machiko-maki, inspirée de la façon dont son personnage porte son foulard.
Keiko Kishi devient ensuite l’une des rares actrices japonaises connues dans le monde entier.
Une installation en France sans rupture avec le Japon
En 1957, elle joue dans le film français Typhon sur Nagasaki, aux côtés de Jean Marais et Danielle Darrieux.
Elle épouse la même année le réalisateur Yves Ciampi, avec lequel elle s’installe à Paris et a une fille, la musicienne Delphine Ciampi, née en 1963.
Le scandale est grand au Japon, mais Keiko Kishi ne cesse pas de tourner dans son pays natal. Elle collabore notamment à huit reprises avec le réalisateur Kon Ichikawa, de Tendre et folle adolescence en 1960 à La Mère en 2001, film pour lequel elle reçoit le Japan Academy Prize de la meilleure actrice.
Le Ninjin Club, une société de production entre actrices
En 1954, Keiko Kishi fonde avec les actrices Ineko Arima et Yoshiko Kuga le Ninjin Club, une société de production indépendante. Cette structure vise à garantir la liberté de travail des acteurs face aux contraintes des grands studios.
On lui doit plusieurs chefs-d’œuvre, dont Mademoiselle Ogin de Kinuyo Tanaka et le classique du film de fantômes Kwaidan de Masaki Kobayashi.
Une reconnaissance en France et au Japon
Keiko Kishi continue de vivre à Paris après son divorce, en 1975.
Elle est nommée commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres en 2011, décoration remise par Frédéric Mitterrand à Tokyo.
Elle avait auparavant reçu l’ordre du Soleil levant en 2004, ainsi que le prix Kan-Kikuchi en 2017.
Un documentaire nourri d’archives et de témoignages
Pascal-Alex Vincent retrace le parcours de cette pionnière, aussi libre dans l’exercice de son art que dans sa vie.
Le documentaire s’appuie sur un entretien inédit, des images d’archives et des extraits de films.
Le film réunit également des entretiens avec des personnalités et des proches de l’actrice, dont sa fille, la musicienne Delphine Ciampi.
Un réalisateur spécialiste du cinéma japonais
Après des études de lettres et d’histoire du cinéma, Pascal-Alex Vincent travaille à la distribution du cinéma japonais classique. Il décide ensuite de se consacrer à la réalisation.
Il a notamment réalisé les documentaires Satoshi Kon, l’illusionniste en 2020 et Kinuyo Tanaka, une femme dont on parle en 2022.
Pascal-Alex Vincent est également l’auteur d’un Dictionnaire du cinéma japonais en 101 cinéastes, publié en 2018.
Projection hommage du 14 septembre 2026
Le documentaire sera suivi du conte « La Femme des neiges », extrait du film Kwaidan de Masaki Kobayashi produit par Keiko Kishi.
Pascal-Alex Vincent, réalisateur du documentaire, échangera ensuite avec Delphine Ciampi, fille de Keiko Kishi, et Dimitri Ianni, spécialiste du cinéma japonais.
Informations pratiques
Avec : Keiko Kishi, Delphine Ciampi, Fabien Mauro, etc.
Année : 2023.
Durée : 52 minutes.
Genre : documentaire, biographie.
Date : lundi 14 septembre 2026 à 20:00.
Lieu : Reflet Médicis, 3 rue Champollion, 75005 Paris.
Plus d’informations et réservation sur le site des cinémas Dulac.