Planètes de Momoko Seto en avant-première : projection exceptionnelle - Le Japon à Paris

Planètes de Momoko Seto en avant-première

Film

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Planètes : une œuvre cinématographique exceptionnelle de Momoko Seto à découvrir à la Cinémathèque.

Planètes, premier long métrage de Momoko Seto, dévoile un univers fascinant où quatre akènes de pissenlit deviennent les héros d’une quête extraordinaire.

Ce film de 76 minutes transporte le spectateur dans un cosmos poétique.

Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, rescapés d’explosions nucléaires, explorent une planète inconnue à la recherche d’un sol propice à leur survie.

Sans paroles ni dialogues, cette œuvre franco-belge de 2025 privilégie l’expression gestuelle. Chaque mouvement, chaque pause raconte une émotion profonde et universelle.

Il sortira le 11 mars 2026 au cinéma.

Auparavant, le film sera projeté en avant-première :

  • Samedi 7 mars au Cinéma Le Capitole (Suresnes) à 14:15 et au Studio des Ursulines (Paris) à 18:00
  • Dimanche 8 mars au Cinéma Landowski (Boulogne-Billancourt) à 16:00

Planètes de Momoko Seto : un univers poétique né de la science

Cette création cinématographique révolutionnaire transforme l’invisible en spectacle saisissant. En effet, Momoko Seto maîtrise parfaitement l’art de révéler ce que l’œil nu ne peut percevoir.

Son approche unique mélange rigueur scientifique et sensibilité artistique. Par conséquent, elle crée un monde familier et inquiétant à la fois, où la nature devient personnage principal.

La réalisatrice franco-japonaise bouleverse les échelles de grandeur et de temps. Ainsi, elle éveille notre regard sur les merveilles imperceptibles qui nous entourent au quotidien.

L’art du time-lapse au service de l’émotion

Momoko Seto révolutionne l’animation nature grâce à des techniques de pointe.

Cette « stop-motion de la nature » nécessite une patience et une précision remarquables pour capturer chaque instant magique.

Techniques innovantes et tournage de Planètes au château de Rambuteau

Le processus créatif combine plusieurs approches techniques sophistiquées :

  • Time-lapse pour compresser et révéler les phénomènes naturels lents
  • Hyper ralenti avec caméra Phantom pour décomposer les mouvements rapides
  • Ultra macro, stackshot et robotique pour capturer les détails invisibles

Durant neuf mois, l’équipe s’installe dans une orangerie du château de Rambuteau en Bourgogne. Dix-sept appareils photo fonctionnent simultanément pour filmer vingt maquettes végétales minutieusement mises en scène.

Chaque prise de time-lapse demande entre cinq et trente jours de patience. Néanmoins, ce travail méticuleux permet de transformer des cristaux de sel en véritables acteurs cinematographiques.

Des akènes de pissenlit comme héros attachants

Comment rendre quatre graines de pissenlit émouvantes ? Momoko Seto mise sur la gestuelle et les micro-mouvements pour exprimer les sentiments.

L’animatrice en chef Guionne Leroy orchestre cette prouesse technique belge. Ensemble, elles travaillent chaque détail : aigrettes qui fanent, bonds variables, mouvements corporels plus ou moins vifs.

Cette approche animiste considère que tout possède une âme. Par ailleurs, elle évite le côté enfantin des dialogues humains plaqués sur des éléments naturels.

Momoko Seto, cinéaste scientifique reconnue

Lauréate du prestigieux CNRS Crystal Award en 2021, Momoko Seto navigue avec excellence entre création et recherche. Cette distinction récompense sa contribution remarquable à l’avancée des savoirs scientifiques français.

Un parcours entre Tokyo et la France

Née en 1980 à Tokyo, Momoko Seto étudie d’abord au Lycée français de sa ville natale. Ensuite, elle poursuit sa formation artistique à l’École supérieure des beaux-arts de Marseille.

Le Fresnoy – Studio national des Arts Contemporains complète son apprentissage. Aujourd’hui, elle conjugue son travail de réalisatrice scientifique au CNRS avec ses créations expérimentales personnelles.

Ses documentaires scientifiques côtoient des œuvres plus intimes. Cette double casquette enrichit considérablement sa vision cinématographique unique.

La constellation PLANET depuis 2008

La série PLANET débute avec Planet A en 2008, son film de fin d’études au Fresnoy. Cette première planète explore déjà l’univers des cristaux de sel cultivés par time-lapse.

Puis viennent successivement Planet Z, Planet Σ et Planet ∞ en réalité virtuelle. Ces créations sont présentées et récompensées dans de nombreux festivals internationaux prestigieux.

Notamment, Planet Σ remporte l’Audi Short Film Award à la Berlinale 2015. De plus, cette œuvre intègre la collection du Mori Art Museum de Tokyo et Planet A celle de la Cinémathèque Française.

Cet évènement a déjà eu lieu récemment les :

  • samedi 7 mars 2026 à 14:15
  • samedi 7 mars 2026 à 18:00
  • dimanche 8 mars 2026 à 16:00

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