Scarlet et l’éternité de Mamoru Hosoda

Film, les :
  • dimanche 11 octobre 2026 à 17:30
  • dimanche 18 octobre 2026 à 17:30

Un conte de vengeance et de rédemption, inspiré d’Hamlet.

Scarlet et l’éternité, film d’animation japonais réalisé par Mamoru Hosoda, est sorti en France le 11 mars 2026.

Le film suit Scarlet, princesse guerrière projetée dans le Pays des Morts après l’échec de sa vengeance, où elle croise la route d’un jeune homme qui bouleverse sa quête de vengeance.

Scarlet et l’éternité, une quête de vengeance au-delà de la mort

Scarlet, princesse médiévale experte en combat à l’épée, se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père.

Son plan échoue : grièvement blessée, elle se retrouve projetée dans un autre monde, le Pays des Morts.

Une rencontre qui ébranle ses convictions

Elle y croise la route d’un jeune infirmier venu du Japon contemporain, dont la bienveillance lui laisse entrevoir qu’un monde sans rancœur ni colère est possible.

Face au meurtrier de son père, Scarlet devra alors mener son plus grand combat : briser le cycle de la haine et donner un sens à sa vie en dépassant son désir de vengeance.

Une présentation en avant-première à la Mostra de Venise

Le film est présenté hors-compétition à la Mostra de Venise 2025, avant sa sortie au Japon le 21 novembre 2025, puis en France le 11 mars 2026.

Mamoru Hosoda, une œuvre nourrie par Shakespeare

Pour concevoir Scarlet et l’éternité, Mamoru Hosoda s’est beaucoup inspiré de la situation géopolitique du monde après la pandémie de Covid-19.

Il explique que les gens ont encore aujourd’hui beaucoup de mal à surmonter cette période, qui génère une grande anxiété, et qu’il souhaitait transmettre un message positif à la jeune génération.

Hamlet comme toile de fond

Le réalisateur s’est librement inspiré d’Hamlet, de William Shakespeare, pour construire son récit. Il explique que ce cycle de vengeance reste d’actualité, au point d’avoir intégré des motifs shakespeariens dans l’histoire et chez les personnages.

Scarlet s’inspire ainsi d’Hamlet, tandis que le personnage de Hijiri reprend des traits d’Ophélie, les deux figures traduisant par leur graphisme des mondes radicalement différents.

Une note d’intention tournée vers la paix

Mamoru Hosoda explique avoir conçu ce film alors que le monde assiste à des conflits dévastateurs.

Il affirme croire que c’est en trouvant l’amour et en choisissant de s’unir, plutôt que de s’affronter, que l’humanité pourra se diriger vers un avenir meilleur.

Une animation enrichie par la 3D

Pour ce film, Mamoru Hosoda a intégré davantage d’animation 3D, une évolution marquée par rapport à ses précédents films, notamment Belle et Miraï, ma petite sœur.

Il explique que les outils d’animation ne cessent d’évoluer, ce qui permet une attention particulière portée à l’expression des personnages, tout en préservant une part de graphisme artisanal.

Le dragon, un symbole ouvert à l’interprétation

Le spectaculaire dragon du film a été conçu pour laisser place à l’interprétation personnelle du public.

Mamoru Hosoda explique avoir voulu jouer avec les spectateurs, le dragon pouvant revêtir une signification différente pour chacun.

Informations pratiques

Fiche technique

Réalisation et scénario : Mamoru Hosoda, librement inspiré d’Hamlet de William Shakespeare.

Musique : Taisei Iwasaki.

Avec :

  • voix originales : Mana Ashida (Scarlet), Masaki Okada (Hijiri), Kōji Yakusho (Claudius).
  • voix françaises : Elia-Carmine Robbe (Scarlet), Mathieu Spinosi (Hijiri), Serge Biavan (Claudius).

Durée : 111 minutes.

Genre : animation, fantastique.

Sortie en France : 11 mars 2026.

Prochaines projections

Projections les 11 et 18 octobre 2026 à 17:30 en VOST dans les mk2 :

  • Odéon (côté St Michel),
  • Parnasse,
  • et Bibliothèque x Centre Pompidou.

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