Kusukazu Uraguchi : À marée basse

Du vendredi 30 octobre 2026 au samedi 16 janvier 2027

Organisé par : Galerie Écho 119

Les plongeuses ama de Shima photographiées dans les années 1960 et 1970

L’exposition À marée basse présente le travail du photographe japonais Kusukazu Uraguchi (1922-1988) à Paris, du 30 octobre 2026 au 16 janvier 2027. Elle a lieu au 1 rue des Minimes, dans le 3e arrondissement. Le vernissage se tient le samedi 31 octobre, de 14:00 à 19:00.

Les ama, « femmes de la mer » du Japon

Depuis plus de trois mille ans, les ama peuplent les rivages de l’archipel japonais. Ces « femmes de la mer » plongent en apnée à la recherche d’algues et d’ormeaux.

Leur lien sensuel à l’eau, leur intrépidité et leur souveraineté fascinent les poètes et les artistes depuis des siècles. Aujourd’hui, cette pratique séculaire est menacée de disparition.

Kusukazu Uraguchi, photographe des ama de Shima

Kusukazu Uraguchi est originaire de Shima, dans la préfecture de Mie, sur la côte du Pacifique. Il y a consacré l’essentiel de son travail de photographe.

Kusukazu Uraguchi et les ama : trente ans d’images

Kusukazu Uraguchi consacre plus de trente années à photographier la vie des ama de sa région. Ses images montrent leurs pratiques, déjà menacées à l’époque, et leur énergie de chaque instant.

Les ama lui accordent leur confiance. Il développe alors un langage visuel intense et expressif, fait de noirs et blancs contrastés, de décadrages et de gestes saisis sur le vif.

Ses photographies rendent aussi hommage à leur féminité puissante, ainsi qu’à leur harmonie avec leur environnement.

Le parcours de Kusukazu Uraguchi

Né en 1922 à Fuseda, Kusukazu Uraguchi travaille d’abord chez Mitsubishi Electric, à Nagoya, puis dans un bureau de poste en Mandchourie. Mobilisé en 1944, il rentre à Shima après la guerre et devient négociant en perles.

Une image publiée dans la revue Camera Mainichi en 1956 marque ses débuts de photographe. Il obtient le premier prix du Salon Nikkor en 1968. Il publie ensuite les livres Shima Fudoki (1978) et Shima no ama (1982).

Entre 1984 et 1988, plusieurs expositions personnelles lui sont consacrées à l’étranger : Bologne, Amsterdam, Chicago, Paris et d’autres villes françaises, dans le réseau des galeries Fnac.

Il meurt en 1988.

Une archive de plusieurs dizaines de milliers de négatifs

L’exposition puise dans l’archive de Kusukazu Uraguchi, riche de plusieurs dizaines de milliers de négatifs. Elle est longtemps restée inexplorée.

La commissaire Sonia Voss a révélé ce travail au public en 2024, avec l’exposition Ama et la monographie Shima no ama (Atelier EXB).

Un dialogue avec les céramiques de Laure Gilquin

Les photographies sont mises en perspective avec les sculptures de l’artiste française Laure Gilquin, née en 1981. Céramiste, photographe et relieuse, elle vit à Berlin depuis 2009.

Ses œuvres en terre cuite, aux reliefs délicats, déclinent des noirs et des blancs proches de ses photographies. Ainsi, la brillance de l’émail résonne avec la moire des algues ramassées par les ama.

Commissariat de Sonia Voss

Sonia Voss est autrice et commissaire d’exposition. Elle a notamment présenté Corps impatients. Photographie est-allemande 1980-1989 aux Rencontres d’Arles en 2019, puis Sibylle Bergemann. Le Monument à la Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, en 2025.

Informations pratiques sur l’exposition de Kusukazu Uraguchi

Exposition : À marée basse, Kusukazu Uraguchi et Laure Gilquin.

Dates : du 30 octobre 2026 au 16 janvier 2027.

Vernissage : samedi 31 octobre 2026, de 14:00 à 19:00.

Horaires d’ouverture : mercredi à samedi, 12:00-19:00.

Commissariat : Sonia Voss.

Site web : https://www.galerieecho119.com/blogs/the-exhibitions/a-maree-basse-kusukazu-uraguchi-laure-gilquin

Adresse(s) : 1 rue des Minimes, 75003 Paris (Galerie Écho 119)

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