Exposition de Maiko Kitagawa : A Floral Prayer - Le Japon à Paris

Maiko Kitagawa : A Floral Prayer

Du jeudi 26 mars au samedi 18 avril 2026

Organisé par : Galerie Taménaga

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Maiko Kitagawa expose pour la première fois en Europe.

La Galerie Taménaga présente A Floral Prayer, première exposition personnelle européenne consacrée à l’artiste japonaise Maiko Kitagawa.

Du 26 mars au 18 avril 2026, près de quarante œuvres inédites révèlent l’univers singulier de cette créatrice née en 1983.

L’artiste, formée à la Tokyo University of the Arts entre 2005 et 2014, bénéficie déjà d’une solide reconnaissance au Japon. Elle a notamment illustré la couverture de Fearful Night Stories de Misao Kiryu en 2009 et contribué à la célèbre revue culinaire Okazu no cooking en 2010.

Chaque œuvre présentée a été réalisée au cours des trois dernières années.

Parmi elles figurent Prière florale, composition monumentale de 130 x 162 cm, Le Bosquet sacré (130 x 194 cm), Les Lanceurs de pierres (130 x 130 cm) ou encore Oiseau à deux têtes (117 x 91 cm).

Un univers en noir et blanc inspiré des contes

L’œuvre de Maiko Kitagawa se déploie dans un monde dépouillé de couleur. Le noir et le blanc dialoguent en contraste absolu.

Cette économie radicale trouve son origine dans la découverte de l’estampe lors de ses études à Tokyo.

Dès l’enfance, l’artiste parcourt les pages en noir et blanc des Contes de Grimm et de Perrault. Les visions tourmentées des Caprices de Goya, les illustrations de Gustave Doré et d’Odilon Redon marquent également son imaginaire.

De ces sources naît un univers fantasmagorique unique.

La technique du dermatographe

Maiko Kitagawa a développé une approche technique profondément personnelle. Elle utilise exclusivement le dermatographe, crayon gras à base de cire employé habituellement en lithographie ou dans le milieu médical.

Sur le papier, elle façonne ses dessins dans un noir profond. Par étalement ou estompage, le trait se métamorphose en matière.

Les vides et les pleins dialoguent selon l’intensité du geste. Le dessin cesse d’être ligne pour devenir apparition.

Entre légendes japonaises et contes occidentaux

Dans l’épaisseur du noir, les mythologies s’entremêlent discrètement. Les légendes du Japon résonnent avec les échos des contes qui ont bercé l’enfance de l’artiste.

Ses compositions se lisent comme des narrations visuelles. Ce sont des fables sans parole où chaque détail invite l’œil à cheminer, à revenir, à découvrir ce qui s’était d’abord dérobé dans l’ombre.

L’artiste confie dessiner dans l’état d’esprit de l’enfance. Là où l’histoire inventée cesse d’être fiction pour devenir réalité sensible.

Un bestiaire fantastique au cœur de l’œuvre de Maiko Kitagawa

Telle une romancière, Maiko Kitagawa raconte les histoires d’un monde fantastique où la figure humaine se fait presque absente. Ses représentations monochromes deviennent le théâtre d’un bestiaire d’une richesse exceptionnelle.

Au seuil de l’humain et du non-humain, elle insuffle aux silhouettes animales des émotions et des comportements familiers.

L’animal n’est plus seulement sujet. Il devient miroir et messager.

Des animaux familiers aux créatures mythiques

Née dans une famille qui élevait des coqs de combat, l’artiste a très tôt éprouvé une admiration pour les êtres vivants. Aujourd’hui installée au cœur d’une nature prospère au nord de Tokyo, elle vit entourée d’animaux.

Paco, son chien, Boston, sa tortue, Baku, son lapin, et Unni, son chat : cette communauté vivante gravite autour d’elle.

Leurs interactions, leurs tensions, leurs élans instinctifs nourrissent directement son inspiration, parfois même en plein processus créatif.

Souvent dessinés sur le motif, ces compagnons du quotidien semblent à la fois familiers et merveilleux. Ils sont ancrés dans le réel tout en appartenant au songe.

L’artiste dit croire aux créatures imaginaires : licorne, kirin, dragon ou phénix.

Dans la continuité d’une pensée bouddhique, ces êtres ne disparaissent pas. Ils se retirent simplement du monde lorsque celui-ci perd de sa beauté.

L’obscurité comme espace fertile

Entre le végétal et l’animal, entre observation minutieuse et récit transmis, l’univers de l’artiste apparaît tel un kaléidoscope en clair-obscur. De petits onis, tapis dans les replis de la mémoire collective, surgissent à la lisière des formes.

Des guerriers et des créatures hybrides traversent la surface du papier comme des visions fugaces. Derrière l’apparente gravité du noir affleure un humour discret, presque espiègle.

À mesure que l’œil s’attarde, le regard découvre un monde bruissant de présences. Fragile, merveilleux et infiniment vivant.

A Floral Prayer se comprend alors non comme une simple prière adressée aux fleurs, mais comme une invocation plus vaste. L’attente d’un renouveau, d’une éclosion à venir.

Car dans l’univers de Maiko Kitagawa, l’obscurité n’est jamais la fin des choses. Elle est ce lieu silencieux et fertile où le monde, dans le secret de l’ombre, prépare son recommencement.

Informations pratiques pour visiter l’exposition de Maiko Kitagawa

L’exposition A Floral Prayer se tient à la Galerie Taménaga du 26 mars au 18 avril 2026.

Un vernissage aura lieu le jeudi 26 mars de 18:00 à 21:00 en présence de l’artiste.

Du lundi au samedi, 11:00-13:00 et 14:00-19:00

Entrée libre.

Site web : https://www.tamenaga.com/fr/exhibition/7352/

Adresse(s) : 18 Avenue Matignon, 75008 Paris (Galerie Taménaga)

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