Exposition Onna (Femmes) par Daïdo Moriyama en septembre 2021 à la Galerie Da-End - Le Japon à Paris

Onna (Femmes) par Daïdo Moriyama

Du samedi 4 septembre au jeudi 7 octobre 2021

Organisé par : Galerie Da-End

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L’exposition Onna (Femmes) présente une vingtaine de clichés sulfureux de la série Erotica de Daïdo Moriyama.

Cette série donne à voir un pan plus intime et sensuel du photographe, à l’occasion de l’exposition Moriyama – Tomatsu : Tokyo à la Maison Européenne de la Photographie.

Figure majeure de la photographie japonaise du début des années soixante-dix, Daido Moriyama appartient à un mouvement de photographes (dont Tomatsu et Araki) rejetant l’image préconçue et porteuse d’un message, au profit de celle anticonformiste, sauvage et brute.

Témoin de l’oscillation du Japon entre tradition et modernité, cette génération a largement contribué à renouveler le langage photographique de l’époque. Moriyama tout particulièrement mitraille la ville et tout ce(ux) qu’il croise de façon obsessionnelle et subreptice, comme pour compiler les souvenirs d’un monde éphémère et flottant.

Les photographies sont les empreintes de la lumière et la mémoire, les photographies constituent l’histoire de la mémoire. C’est le mythe de la lumière.

Il entraîne notre regard à l’esthétique de l’instantané – résultat d’une photographie prolifique dans un monde indompté. Le photographe est irrévocablement attiré par les endroits les plus à la marge, par le tout venant, les non-lieux, les invisibles, par les quartiers crades et poisseux de la ville : prostituées, mafieux, marmailles, passages piéton bondés ou bains publics. « Je bats le bitume comme un chien errant. » Il se laisse aller à l’errance et au voyage urbain dans les recoins les plus sombres, comme ces chambres miteuses ou ces bars tapissés de bouches pulpeuses.

Fragments de corps, femmes aux cigarettes, culs dénudés… Chez Moriyama, le lugubre côtoie la volupté. Et la ville qu’il parcourt semble devenir corps, construisant un rapport charnel aux ruines d’un Japon en reconstruction. Une mise en parallèle des corps humains et urbains. Ainsi immortalise-t-il des femmes nues, lascives ou ligotées, accroupies ou allongées, parfois même les aguicheuses des affiches publicitaires.

Sa photographie appelle au corps à corps. Car le désir surgit de toute part lorsque le monde de Daido Moriyama prend forme et éclabousse sa photographie. Un noir et blanc tantôt onirique ou sensuel, un corps flouté dans un cadrage chahuté. Une couleur saturée voire érotique de la ville en mouvement, incessamment, de la ville et sa trivialité. Une ville friponne, nippone, mais pas que.

Le noir et blanc exprime mon monde intérieur, les émotions et les sensations que j’ai quotidiennement quand je marche sans but dans les rues de Tokyo ou d’autres villes. La couleur exprime ce que je rencontre, sans aucun filtre, et j’aime saisir cet instant pour ce qu’il représente pour moi. Les premières sont riches en contraste, dures, et reflètent pleinement ma nature solitaire. Les secondes sont polies, sages, comme je me présente au monde.

Exposition prolongée jusqu’au jeudi 7 octobre 2021.

Site web : http://www.da-end.com/daido-moriyama-onna-femmes

Adresse(s) : 21 rue de la Forge Royale, 75011 Paris (Galerie Da-End)

Gratuit

Ouvert les mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi

De 13:00 à 19:00, sauf le vendredi de 11:00 à 19:00 et le samedi de 11:00 à 19:00

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