Butô Festival 2021, du 27 mai au 23 juin, par l'Espace Culturel Bertin Poirée - Le Japon à Paris
Butô Festival 2021, 20e édition

Butô Festival 2021, 20e édition

Du jeudi 27 mai au mercredi 23 juin 2021

Organisé par : Espace Culturel Bertin Poirée

L’Espace Culturel Bertin Poirée à Paris organise en 2021 la 20ème édition de son Butô Festival annuel, après une pause en 2020 due aux mesures sanitaires.

Sept spectacles de butô s’enchaîneront tout au long du festival, des formes les plus classiques aux plus originales, y mêlant parfois la culture occidentale et d’autres types d’expression artistique.

Une journée d’études et des stages de butô sont également prévus.

L’Espace Culturel Bertin Poirée dépend de l’association culturelle franco-japonaise Tenri.

Programme du Butô Festival 2021

Six des sept spectacles auront lieu à l’Espace Culturel Bertin Poirée, à 20:30 :

  • Jeudi 27 et vendredi 28 mai : CRAZY BLOOM par Shiraz Pertev
  • Mardi 1er juin : Les Origamis rêvent-ils de moutons en papier ? par Tudi Deligne et Ocean Gravity par Sierra Kinsora : reporté en automne
  • Vendredi 4 juin : La Pluie en plein visage par Dominique Starck : reporté en automne
  • Mardi 8 et mercredi 9 juin : La Cantate solitaire par Juju Alishina
  • Vendredi 11 juin : Distance ou proximité ? et Left behind / Délaissés par Brigitta Horvath
  • Mardi 15 juin : Furyu par Maki Watanabe et Claude Parle
  • Jeudi 17 et vendredi 18 juin : Obake par Lorna Lawrie
  • Lundi 21 juin : Vinyl – アナログレコード par Yumi Fujitani et Anthony Carcone

Entrée sur réservation, au prix de 15 euros par spectacle.

Les mardi 22 et mercredi 23 juin, le neuvième spectacle, État d’EspritS par la Compagnie Tacuabé, est programmé « hors les murs » aux Arènes de Lutèce. Il s’agit d’un parcours dansé.

Des stages de butô sont également proposés dans le cadre du festival :

  • Le samedi 12 juin avec Brigitta Horvath
  • Les mercredi 16 juin avec Lorna Lawrie

Payants, sur réservation.

Enfin une journée d’études sur les « Nouvelles approches sur le butô, regards croisés d’artistes-chercheuses » est organisée le samedi 19 juin, également sur réservation.

CRAZY BLOOM par Shiraz Pertev

Un feu fou avec les cheveux enflammés.
La folle.
Les pétales qui s’embrassent et s’embrasent.
L’extase de la folie.
Les yeux retournés discutent entre eux.
Le feu s’esclaffe !
La braise pudique se retourne.
Le cœur chaud, battant, palpite.

La Cantate solitaire par Juju Alishina

Ces soirées mettront en vedette deux pièces de butô. L’une dansée avec la musique contemporaine « Cantate pour chœurs virtuels », composée pour ce spectacle, et l’autre avec de la musique classique, dansée sur une cantate de Bach.

Juju Alishina, figure majeure du monde du butô, exprime un chœur mixte physiquement en solo. Danse brillante, sobre mais radicale. Performance absolue.

Distance ou proximité ? par Brigitta Horvath

Dans un espace délimité, à portée de regard et de main, le spectateur se laisse saisir, capter, embarquer, bousculer, surprendre, émouvoir…

Dans son étrangeté, dans sa lenteur, le corps, souligné par la lumière, porté par la musique, devient abstraction, il s’offre aux images, aux réminiscences, mais il est là, puissant, urgent, forgé jusque dans le relâchement d’une main qui tout à coup devient autonome et prend vie sous l’impact d’une lumière braquée et amoureuse.

Mouvante, pensée au ras de la peau, la lumière se glisse dans le geste, l’accompagne. Elle oriente le regard en provoquant des changements d’échelle que les ruptures et les variations de plans sonores viennent renforcer.

Left behind / Délaissés par Brigitta Horvath

Depuis que l’espèce humaine est présente sur la planète Terre, nous laissons des traces dans la nature. Aujourd’hui, ce phénomène a pris une dimension critique. Heureusement, la nature suit aussi son chemin : une fois les humains partis, elle réinvestit son territoire.

Left behind / Délaissés se déroule dans ces endroits : des lieux construits et abandonnés par l’homme où la nature commence à reprendre sa place. Des lieux en transformation.

Le spectacle traite des sujets de la transformation de l’interrelation homme-nature et de l’extension du sens de la beauté. Il s’occupe des questions d’être délaissé : dans la nature, dans la société, dans le monde.

Le spectacle tente également de raviver la sensibilité des spectateurs (souvent perdue dans notre vie quotidienne, surtout en ville) en leur offrant une expérience unique par l’espace de représentation, la danse et l’univers sonore.

Furyu par Maki Watanabe et Claude Parle

L’envie d’être honnête avec moi-même
Rien que marcher est encore difficile pour moi
Regarde ce qu’il y a
Le rêve viendra
Ou le rire des enfants
Comme un courant d’air.

Obake par Lorna Lawrie

Littéralement, le terme obake signifie « chose qui change ». Les obake peuvent être considérés comme une sous-classe de yokai, les esprits légendaires du Japon. Des présences caractérisées par leur absence, en lien profond à la peur et le plaisir, l’horreur et l’humour, les yokai viennent souvent partager et réguler la vie du quotidien dans ce pays. Ces esprits, monstres ou fantômes, sont définis par leur faculté de métamorphose constante.

En s’inspirant de la culture des yokai, cette performance tente de rejoindre la nature de l’informe à laquelle l’homme cherche constamment à s’arracher. Allant de l’espièglerie au mystère, il s’agit d’une exploration autour de l’inénarrable ; la puissance de ce que nous ne pouvons pas nommer.

Vinyl – アナログレコード par Yumi Fujitani et Anthony Carcone

Tirant profit du premier confinement, Azar (Anthony Carcone) a sorti de vieux vinyles abandonnés dans une cave pour les étaler sur la terrasse d’un toit à Paris. Depuis bientôt un an, le temps fait son œuvre sur ces disques (soleil d’été, averses, vent, poussières…) physiquement modelés par les saisons leur offrant par la même occasion une seconde vie.

L’écho de ces sons faisant leur chemin, la danseuse Aka oni (Yumi Fujitani) s’y métamorphose !

État d’EspritS par la Compagnie Tacuabé

Si le jardin est un espace de respiration il est aussi un espace de représentation. Laissons venir à nous les animaux fabuleux qui ont été, dans de notre enfance, la première image de l’altérité. Ils sortent du corps de Tacuabé à la façon d’une bouée de sauvetage avec une exubérance déconcertante, et donnent à ressentir nos espaces intérieurs comme des lieux libres et ouverts.

Interprété par Laurence Guez, Frédéric Lesté-Lasserre, Jutta Mayer , Ghislaine Parent, Cécile Salom et Isabelle Bonnet. Dirigé par Lorna Lawrie.

Site web : https://www.tenri-paris.com/art/festival.html

Adresse(s) : 8-12 Rue Bertin Poirée, 75001 Paris (Espace Culturel Bertin Poirée)
49 rue Monge, 75005 Paris (Arènes de Lutèce)

Réservation nécessaire

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