Du vendredi 21 au samedi 22 novembre 2025
Un festival de documentaires dédié au Japon à Paris.
Le festival Fenêtres sur le Japon revient pour sa nouvelle édition. Rendez-vous les 21 et 22 novembre 2025 dans le treizième arrondissement de Paris !
Cinq documentaires inédits sur le Japon seront projetés. Chacun explore des aspects méconnus de la société japonaise contemporaine.
Les projections se dérouleront dans deux lieux universitaires proches : l’auditorium de l’INALCO et l’amphithéâtre Buffon de l’Université Paris Cité. L’entrée est libre et gratuite. Aucune inscription n’est nécessaire, dans la limite des places disponibles.
Toutes les séances seront suivies de discussions animées par des spécialistes !
Fenêtres sur le Japon, un dialogue entre cinéma et sciences sociales
Ce festival né d’une observation simple : documentaires et sciences sociales partagent des méthodes communes. Les deux disciplines s’appuient sur une immersion auprès des personnes et des lieux observés.
Certains chercheurs utilisent la caméra pour prolonger leurs travaux. À l’inverse, des réalisateurs complètent leurs films par des publications écrites. Jean Rouch, Éliane de Latour ou Mori Tatsuya incarnent ces passerelles entre les deux univers.
Le festival cultive ce dialogue avec le Japon comme point d’ancrage. Dimitri Ianni et Nicolas Pinet assurent son organisation.
Un comité de sélection composé de Claire Brisset, Jean-Michel Butel, Mathieu Capel, Beat Frey, Dimitri Ianni, Ricardo Matos Cabo, Anne-Lise Mithout, Sayaka Mizuno, Mary Picone et Nicolas Pinet a retenu les cinq films de cette édition.
Cinq documentaires en compétition pour Fenêtres sur le Japon 2025
La sélection 2025 aborde des thématiques fortes. Mémoire historique, discrimination, militarisation et luttes sociales traversent ces œuvres.
Les Voix revenantes, mémoire des victimes coréennes
La cinéaste Park Soo-nam restaure avec sa fille Park Maeui cinquante années d’archives filmées en 16 mm. Ces images donnent la parole aux travailleurs forcés, survivants de la bombe atomique et femmes de réconfort coréens au Japon.
Le film dure 142 minutes. Il sera projeté le vendredi 21 novembre à 09:00 avec des sous-titres français. Aki Yoshida de l’INALCO animera la discussion.
Being Kazue, portrait d’une survivante de la léproserie
Kumagai Hiroko a suivi pendant huit ans Miyazaki Kazue. Cette femme a passé près de 80 ans dans la léproserie Nagashima Aisei-en, située dans la mer intérieure de Seto.
Admise à 10 ans, elle a perdu doigts, orteils et presque la vue. Malgré tout, elle continue à vivre de façon autonome. À 84 ans, elle publie son premier livre, plusieurs fois réédité.
Ce documentaire de 119 minutes sera diffusé le vendredi 21 novembre à 14:45 avec sous-titres anglais. Isabelle Konuma de l’INALCO conduira l’échange qui suivra.
Two Moms, familles LGBTQ+ au Japon
Nagamura Satoko suit quatre couples de femmes homosexuelles dans leur parcours de parentalité. Ces familles font face à des discriminations et des obstacles juridiques multiples.
La réalisatrice vit elle-même cette situation. Son regard intime révèle les joies et difficultés communes à tous les parents, mais aussi les épreuves supplémentaires des familles LGBTQ+.
Projection le vendredi 21 novembre à 18:30. Durée : 88 minutes, sous-titres anglais. Aline Henninger de l’université d’Orléans animera le débat.
Close to the Bone, quête mémorielle à Okinawa
Près de 3 000 dépouilles reposent encore sur l’île principale d’Okinawa. Depuis plus de 40 ans, Gushiken Takamatsu collecte les restes des victimes de la dernière grande bataille du Pacifique.
Il a retrouvé environ 400 corps à ce jour. À partir d’ossements fragmentés, il reconstitue les derniers instants des soldats et civils. Le gouvernement japonais prévoit pourtant d’utiliser ces sites pour le remblaiement de la mer.
Le réalisateur Okuma Katsuya, qui a perdu sa grand-tante lors des combats, interroge notre devoir de mémoire. Film de 115 minutes projeté le samedi 22 novembre à 09:15 avec sous-titres français.
Discussion en visioconférence avec le réalisateur, animée par Constance Sereni de l’université de Genève. Makiko Andro-Ueda et Aki Yoshida de l’INALCO assureront l’interprétariat.
War Clouds, militarisation des îles du sud-ouest
Sur les îles d’Okinawa, Yonaguni, Miyako, Ishigaki et Amami-Oshima, une militarisation accélérée s’opère. Déploiement de missiles, expansion de dépôts de munitions, construction de bases souterraines transforment ces territoires.
La réalisatrice Mikami Chie a parcouru ces îles pendant huit ans. Son film révèle comment ces lieux deviennent le cœur d’un dispositif de défense préparé pour une éventuelle crise sino-américaine autour de Taiwan.
Projection le samedi 22 novembre à 14:45. Durée : 132 minutes, sous-titres anglais. Constance Sereni de l’université de Genève animera la discussion.
Programme et horaires de Fenêtres sur le Japon 2025
Les projections se répartissent sur deux jours dans deux lieux distincts du treizième arrondissement parisien.
Vendredi 21 novembre à l’auditorium de l’INALCO
Adresse : 65 rue des Grands Moulins, Paris 13e.
- 09:00 – 12:45 : Les Voix revenantes de Park Soo-nam et Park Maeui (142 min., sous-titres français). Discussion avec Aki Yoshida.
- 14:45 – 18:00 : Being Kazue de Kumagai Hiroko (119 min., sous-titres anglais). Discussion avec Isabelle Konuma.
- 18:30 – 21:15 : Two Moms de Nagamura Satoko (88 min., sous-titres anglais). Discussion avec Aline Henninger.
Samedi 22 novembre à l’amphithéâtre Buffon
Campus des Grands Moulins de l’Université Paris Cité. Rez-de-chaussée du bâtiment Buffon, entrée au 15 rue Hélène Brion, Paris 13e.
- 09:15 – 12:45 : Close to the Bone d’Okuma Katsuya (115 min., sous-titres français). Discussion en visioconférence avec le réalisateur, animée par Constance Sereni. Interprétariat : Makiko Andro-Ueda et Aki Yoshida.
- 14:45 – 18:15 : War Clouds de Mikami Chie (132 min., sous-titres anglais). Discussion avec Constance Sereni.
- 17:00 – 18:30 : Délibérations du jury.
- 18:30 – 19:30 : Remise des prix et clôture du festival.
Un jury paritaire pour décerner deux prix
Six personnes composent le jury de Fenêtres sur le Japon. Trois viennent du monde du cinéma, trois des sciences sociales.
Du côté cinéma : Adrien Faucheux, chef monteur et réalisateur, Marina Galimberti, auteure et réalisatrice, et Sebastián Rodríguez Rivera, cinéaste mexicain.
Du côté sciences sociales : Zoé Dupré, étudiante en master japonais à l’INALCO, Arnaud Grivaud, maître de conférences en droit public japonais à l’université Paris Cité, et Aline Henninger, enseignante-chercheuse en études de genre à l’université d’Orléans.
Le jury décernera deux prix à l’issue du festival. Les films primés seront sous-titrés en français. Ils seront projetés à nouveau en 2026 à Paris et à Genève.
Informations pratiques pour assister à Fenêtres sur le Japon
L’accès aux projections de Fenêtres sur le Japon est libre et gratuit, aucune inscription préalable n’est requise. Les places sont attribuées dans l’ordre d’arrivée, dans la limite des capacités des salles.
Le plan Vigipirate s’applique. L’INALCO peut demander aux visiteurs de présenter une pièce d’identité et de s’inscrire sur un registre avant d’entrer. Précisez que vous venez pour le festival qui se tient dans l’auditorium.
Tous les films sont en version originale japonaise ou coréenne. Des sous-titres français ou anglais sont disponibles selon les séances.
Site web : https://fenetres-japon.fr/
Adresse(s) : 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris (Auditorium de l’INALCO) le vendredi,
15 rue Hélène Brion, 75013 Paris (Amphithéâtre Buffon du campus des Grands Moulins de l’Université de Paris) le samedi.