Rétrospective Tai Katô à la Cinémathèque

Du mercredi 14 octobre au jeudi 26 novembre 2026

Une rétrospective pour redécouvrir un cinéaste frondeur du cinéma japonais.

La Cinémathèque française consacre une rétrospective à Tai Katô, du 14 octobre au 26 novembre 2026.

Elle est organisée en partenariat avec la National Film Archive of Japan et la Maison de la culture du Japon à Paris.

Chanbara, thrillers, films de yakuza et mélodrames : le programme fait redécouvrir l’œuvre méconnue de ce cinéaste engagé.

Tai Katô, un cinéaste engagé dans le système des studios

Cinéaste progressiste, Tai Katô a payé cher ses convictions lors des purges rouges, l’équivalent japonais du maccarthysme. Il a donc dû dissimuler ses partis pris politiques derrière le faste de ses films de genre.

Tai Katô fait partie de ces cinéastes frondeurs qui ont tout de même trouvé leur place au sein des studios. Les contraintes de budget et de temps deviennent alors le moteur d’une invention plastique absolument inouïe.

Le cinéaste a signé quelque 40 films méconnus et sidérants.

Une rétrospective de douze d’entre eux à Locarno, il y a 30 ans, a lancé sa redécouverte. Ce nouvel hommage prolonge ce travail.

Le parcours de Tai Katô, de la Toei aux héros sans maquillage

Né en 1916 à Kobe, Tai Katô abandonne vite ses études d’ingénieur. Il rejoint les plateaux de tournage grâce à son oncle, le grand metteur en scène Sadao Yamanaka.

Il devient d’abord assistant réalisateur à la Tôhô, puis tourne des courts métrages éducatifs en Mandchourie occupée.

Les purges rouges et l’arrivée à la Toei

Après la guerre, il travaille brièvement à la Daiei, où il est assistant sur Rashômon. Ses activités syndicales l’en écartent rapidement.

Il réalise alors ses premiers drames historiques à la Takara, une société qui accueille les victimes des purges.

Il passe ensuite par la Shintôhô, avant de s’installer à la Toei, où Kinnosuke Nakamura devient son acteur fétiche.

Des héros nus et un réalisme sans folklore

Tai Katô goûte peu la « beauté merveilleuse » du drame historique.

Il veut des héros « nus » : il prive ses comédiens de maquillage et accentue la dimension psychologique de ses personnages. Le Spectre de Dame Iwa (1961) propose ainsi une version réaliste d’un classique des contes horrifiques.

Pour Liens de sang (1962), il dispose de quinze jours de tournage environ. Il choisit alors des plans séquences fixes, filmés en grand angle, qui deviendront sa marque de fabrique.

Yakuza, guerre et violence : les grands films de Tai Katô

Parfaitement intégré au système de production, Tai Katô tourne un nombre conséquent de films de yakuza. Il y glisse toujours des histoires plus intimes.

Le Sang de la vengeance et la Pivoine rouge

Dans Le Sang de la vengeance (1965), Kôji Tsuruta joue un yakuza loyal, amoureux d’une prostituée interprétée par Junko Fuji. Le cinéaste filme l’homme et la femme comme deux énergies contraires.

Dans les œuvres suivantes, le personnage de la Pivoine rouge, toujours joué par Junko Fuji, fusionne ces deux forces. Cheffe de clan, elle est partagée entre son instinct protecteur et son désir de vengeance.

Requiem pour un massacre, un enfer de béton

Réalisée en 1966 et 1967, sa « Trilogie de la Guerre » raconte les transformations sociales du Japon à travers un cycle de violences, d’humiliations et de xénophobie.

Requiem pour un massacre (1968) s’inspire des faits divers que le cinéaste lisait chaque jour. Tourné dans un noir et blanc granuleux, le film alterne gros plans, contre-plongées et décadrages. Il fractionne ainsi l’enfer bétonné que constitue Tokyo.

Des femmes au centre des récits, jusqu’à Ondekoza

Dans les années 1970, Tai Katô gagne en liberté et donne plus d’importance aux personnages féminins. La Joueuse de l’ère Shôwa (1972) et La Fleur et l’Épée (1973) relient la petite à la grande histoire.

Son dernier film, Ondekoza (1981), est un documentaire expérimental consacré à une troupe de percussions d’avant-garde de l’île de Sado.

Les temps forts de la rétrospective

Le critique et programmateur Jo Osawa présente trois séances en ouverture.

Une conférence complète le programme.

Ouverture avec Requiem pour un massacre

La rétrospective s’ouvre le mercredi 14 octobre à 20:00 avec Requiem pour un massacre, en présence de Jo Osawa.

Problèmes d’épées et problèmes de femmes

Le jeudi 15 octobre, Jo Osawa présente aussi les deux parties de Problèmes d’épées et problèmes de femmes (1951), à 19:00 et à 21:00.

Une conférence de Clément Rauger

Le jeudi 22 octobre à 19:00, Clément Rauger propose la conférence Qui êtes-vous Tai Katô ?. Il y rapproche le cinéaste de Samuel Fuller ou de Robert Aldrich, pour Hollywood.

Tai Katô (1916-1985) a marqué la transition entre l’âge d’or des studios et la modernité. Son cinéma, de plus en plus libre et violent, cultive l’art de la dissonance formelle.

Il est ainsi vénéré par le cinéaste Shinji Aoyama et par le critique Shigehiko Hasumi.

Tous les films de la rétrospective Tai Katô, avec leurs séances

Les films sont classés par ordre alphabétique. Les séances ont lieu dans les salles Henri-Langlois (HL), Georges-Franju (GF) et Jean-Epstein (JE).

  • Les Aventures de Genji Kurô, partie 1 (1957) : mer. 28 oct. à 19:30 (HL) ; jeu. 12 nov. à 18:30 (JE).
  • Les Aventures de Genji Kurô, partie 2 (1958) : mer. 28 oct. à 21:30 (HL) ; jeu. 12 nov. à 21:00 (JE).
  • Batailles sur la route (1960) : mer. 11 nov. à 18:00 (JE).
  • La Bête dans l’ombre (1977) : dim. 1er nov. à 20:15 (HL) ; sam. 7 nov. à 15:00 (JE).
  • Le Château en flammes (1960) : sam. 31 oct. à 19:00 (GF).
  • Chroniques guerrières du clan Sanada (1963) : mer. 11 nov. à 20:00 (JE) ; ven. 13 nov. à 18:30 (JE).
  • Comme une flamme (1981) : ven. 13 nov. à 21:15 (JE) ; sam. 14 nov. à 19:30 (GF).
  • Contes cruels au pays du soleil couchant (1964) : sam. 17 oct. à 20:00 (HL) ; lun. 16 nov. à 18:30 (GF).
  • Délit de faciès (1966) : ven. 23 oct. à 18:00 (HL) ; mer. 18 nov. à 20:45 (GF).
  • Dix-huit ans de prison (1967) : mer. 21 oct. à 20:30 (GF).
  • L’Émissaire au teint vermeil (1959) : sam. 31 oct. à 17:30 (HL).
  • La Fleur et l’Épée (1973) : dim. 25 oct. à 21:00 (HL) ; jeu. 26 nov. à 21:00 (JE).
  • Fleurs et Dragons (1973) : dim. 1er nov. à 17:00 (GF) ; lun. 23 nov. à 19:00 (GF).
  • Huit vues du rônin (1958) : sam. 7 nov. à 20:00 (JE).
  • L’Indomptable d’Edô (1964) : dim. 25 oct. à 18:30 (HL).
  • Les Jeunes Chevaliers d’Edô (1960) : jeu. 29 oct. à 18:00 (HL).
  • Jiraya le ninja (1955) : ven. 30 oct. à 18:00 (GF).
  • La Joueuse de l’ère Shôwa (1972) : jeu. 22 oct. à 21:30 (GF) ; dim. 22 nov. à 19:30 (GF).
  • Le Journal d’une hirondelle (1952) : dim. 15 nov. à 17:30 (GF).
  • Jusqu’à l’os (1966) : mer. 21 oct. à 18:30 (GF).
  • Lady Yakuza : Le Jeu des fleurs (1969) : lun. 2 nov. à 18:30 (GF).
  • Lady Yakuza : Le Retour d’Oryû (1970) : lun. 2 nov. à 20:45 (GF).
  • Lady Yakuza : Prépare-toi à mourir (1971) : mer. 4 nov. à 18:30 (JE).
  • Liens de sang (1962) : sam. 17 oct. à 17:30 (HL) ; lun. 23 nov. à 17:00 (GF).
  • Miyamoto Musashi (1973) : jeu. 5 nov. à 20:30 (HL) ; mer. 25 nov. à 20:30 (JE).
  • Le Ninja du vent (1964) : lun. 19 oct. à 18:30 (GF) ; lun. 16 nov. à 20:45 (GF).
  • Ondekoza (1981) : jeu. 5 nov. à 18:00 (HL).
  • Le Plateau de l’opium : L’Attaque de l’escadron de l’enfer (1966) : ven. 23 oct. à 20:30 (HL) ; sam. 21 nov. à 17:00 (GF).
  • Le Port de Shimizu, plus effrayant que l’enfer (1952) : sam. 21 nov. à 15:00 (GF).
  • Problèmes d’épées et problèmes de femmes, partie 1 (1951) : jeu. 15 oct. à 19:00 (GF), séance présentée par Jo Osawa.
  • Problèmes d’épées et problèmes de femmes, partie 2 (1951) : jeu. 15 oct. à 21:00 (GF), séance présentée par Jo Osawa.
  • Requiem pour un massacre (1968) : mer. 14 oct. à 20:00 (HL), séance d’ouverture présentée par Jo Osawa ; dim. 22 nov. à 17:00 (GF).
  • Le Rônin transi d’amour (1957) : dim. 25 oct. à 16:30 (HL).
  • Le Sang de la vengeance (1965) : dim. 18 oct. à 20:00 (HL) ; mer. 18 nov. à 18:30 (GF).
  • Le Seigneur aux cerisiers (1958) : sam. 7 nov. à 17:30 (JE) ; mer. 25 nov. à 18:30 (JE).
  • Le Serpent contre-attaque (1955) : ven. 30 oct. à 20:30 (GF).
  • Le Spectre de Dame Iwa (1961) : ven. 16 oct. à 20:15 (GF) ; dim. 15 nov. à 19:30 (GF).
  • Sur la route d’Asagiri (1961) : sam. 14 nov. à 17:15 (GF).
  • Tange Sazen et le parchemin (1962) : sam. 14 nov. à 14:00 (JE) ; jeu. 26 nov. à 18:30 (JE).
  • Le Théâtre de la vie (1972) : mer. 4 nov. à 20:30 (JE) ; dim. 8 nov. à 18:00 (HL).
  • Tokijirô, le loup solitaire (1966) : sam. 24 oct. à 19:45 (HL) ; sam. 21 nov. à 19:30 (GF).
  • Le Vent, les femmes et la route (1958) : ven. 16 oct. à 18:00 (GF) ; dim. 8 nov. à 21:15 (HL).

Le programme des séances de la rétrospective

Les séances ont lieu dans les salles Henri-Langlois (HL), Georges-Franju (GF) et Jean-Epstein (JE).

Du 14 au 19 octobre

  • Mercredi 14 octobre, 20:00 (HL) : Requiem pour un massacre (1968), présenté par Jo Osawa.
  • Jeudi 15 octobre, 19:00 (GF) : Problèmes d’épées et problèmes de femmes, partie 1 (1951), présenté par Jo Osawa.
  • Jeudi 15 octobre, 21:00 (GF) : Problèmes d’épées et problèmes de femmes, partie 2 (1951), présenté par Jo Osawa.
  • Vendredi 16 octobre, 18:00 (GF) : Le Vent, les femmes et la route (1958).
  • Vendredi 16 octobre, 20:15 (GF) : Le Spectre de Dame Iwa (1961).
  • Samedi 17 octobre, 17:30 (HL) : Liens de sang (1962).
  • Samedi 17 octobre, 20:00 (HL) : Contes cruels au pays du soleil couchant (1964).
  • Dimanche 18 octobre, 20:00 (HL) : Le Sang de la vengeance (1965).
  • Lundi 19 octobre, 18:30 (GF) : Le Ninja du vent (1964).

Du 21 au 25 octobre

  • Mercredi 21 octobre, 18:30 (GF) : Jusqu’à l’os (1966).
  • Mercredi 21 octobre, 20:30 (GF) : Dix-huit ans de prison (1967).
  • Jeudi 22 octobre, 19:00 (GF) : conférence Qui êtes-vous Tai Katô ?, par Clément Rauger.
  • Jeudi 22 octobre, 21:30 (GF) : La Joueuse de l’ère Shôwa (1972).
  • Vendredi 23 octobre, 18:00 (HL) : Délit de faciès (1966).
  • Vendredi 23 octobre, 20:30 (HL) : Le Plateau de l’opium : L’Attaque de l’escadron de l’enfer (1966).
  • Samedi 24 octobre, 19:45 (HL) : Tokijirô, le loup solitaire (1966).
  • Dimanche 25 octobre, 16:30 (HL) : Le Rônin transi d’amour (1957).
  • Dimanche 25 octobre, 18:30 (HL) : L’Indomptable d’Edô (1964).
  • Dimanche 25 octobre, 21:00 (HL) : La Fleur et l’Épée (1973).

Du 28 octobre au 2 novembre

  • Mercredi 28 octobre, 19:30 (HL) : Les Aventures de Genji Kurô, partie 1 (1957).
  • Mercredi 28 octobre, 21:30 (HL) : Les Aventures de Genji Kurô, partie 2 (1958).
  • Jeudi 29 octobre, 18:00 (HL) : Les Jeunes Chevaliers d’Edô (1960).
  • Vendredi 30 octobre, 18:00 (GF) : Jiraya le ninja (1955).
  • Vendredi 30 octobre, 20:30 (GF) : Le Serpent contre-attaque (1955).
  • Samedi 31 octobre, 17:30 (HL) : L’Émissaire au teint vermeil (1959).
  • Samedi 31 octobre, 19:00 (GF) : Le Château en flammes (1960).
  • Dimanche 1er novembre, 17:00 (GF) : Fleurs et Dragons (1973).
  • Dimanche 1er novembre, 20:15 (HL) : La Bête dans l’ombre (1977).
  • Lundi 2 novembre, 18:30 (GF) : Lady Yakuza : Le Jeu des fleurs (1969).
  • Lundi 2 novembre, 20:45 (GF) : Lady Yakuza : Le Retour d’Oryû (1970).

Du 4 au 8 novembre

  • Mercredi 4 novembre, 18:30 (JE) : Lady Yakuza : Prépare-toi à mourir (1971).
  • Mercredi 4 novembre, 20:30 (JE) : Le Théâtre de la vie (1972).
  • Jeudi 5 novembre, 18:00 (HL) : Ondekoza (1981).
  • Jeudi 5 novembre, 20:30 (HL) : Miyamoto Musashi (1973).
  • Samedi 7 novembre, 15:00 (JE) : La Bête dans l’ombre (1977).
  • Samedi 7 novembre, 17:30 (JE) : Le Seigneur aux cerisiers (1958).
  • Samedi 7 novembre, 20:00 (JE) : Huit vues du rônin (1958).
  • Dimanche 8 novembre, 18:00 (HL) : Le Théâtre de la vie (1972).
  • Dimanche 8 novembre, 21:15 (HL) : Le Vent, les femmes et la route (1958).

Du 11 au 16 novembre

  • Mercredi 11 novembre, 18:00 (JE) : Batailles sur la route (1960).
  • Mercredi 11 novembre, 20:00 (JE) : Chroniques guerrières du clan Sanada (1963).
  • Jeudi 12 novembre, 18:30 (JE) : Les Aventures de Genji Kurô, partie 1 (1957).
  • Jeudi 12 novembre, 21:00 (JE) : Les Aventures de Genji Kurô, partie 2 (1958).
  • Vendredi 13 novembre, 18:30 (JE) : Chroniques guerrières du clan Sanada (1963).
  • Vendredi 13 novembre, 21:15 (JE) : Comme une flamme (1981).
  • Samedi 14 novembre, 14:00 (JE) : Tange Sazen et le parchemin (1962).
  • Samedi 14 novembre, 17:15 (GF) : Sur la route d’Asagiri (1961).
  • Samedi 14 novembre, 19:30 (GF) : Comme une flamme (1981).
  • Dimanche 15 novembre, 17:30 (GF) : Le Journal d’une hirondelle (1952).
  • Dimanche 15 novembre, 19:30 (GF) : Le Spectre de Dame Iwa (1961).
  • Lundi 16 novembre, 18:30 (GF) : Contes cruels au pays du soleil couchant (1964).
  • Lundi 16 novembre, 20:45 (GF) : Le Ninja du vent (1964).

Du 18 au 26 novembre

  • Mercredi 18 novembre, 18:30 (GF) : Le Sang de la vengeance (1965).
  • Mercredi 18 novembre, 20:45 (GF) : Délit de faciès (1966).
  • Samedi 21 novembre, 15:00 (GF) : Le Port de Shimizu, plus effrayant que l’enfer (1952).
  • Samedi 21 novembre, 17:00 (GF) : Le Plateau de l’opium : L’Attaque de l’escadron de l’enfer (1966).
  • Samedi 21 novembre, 19:30 (GF) : Tokijirô, le loup solitaire (1966).
  • Dimanche 22 novembre, 17:00 (GF) : Requiem pour un massacre (1968).
  • Dimanche 22 novembre, 19:30 (GF) : La Joueuse de l’ère Shôwa (1972).
  • Lundi 23 novembre, 17:00 (GF) : Liens de sang (1962).
  • Lundi 23 novembre, 19:00 (GF) : Fleurs et Dragons (1973).
  • Mercredi 25 novembre, 18:30 (JE) : Le Seigneur aux cerisiers (1958).
  • Mercredi 25 novembre, 20:30 (JE) : Miyamoto Musashi (1973).
  • Jeudi 26 novembre, 18:30 (JE) : Tange Sazen et le parchemin (1962).
  • Jeudi 26 novembre, 21:00 (JE) : La Fleur et l’Épée (1973).

Informations pratiques

Dates : du mercredi 14 octobre au jeudi 26 novembre 2026.

Lieu : Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.

Tarifs :

  • 7 euros en plein tarif,
  • 5,50 euros en tarif réduit (demandeurs d’emploi et étudiants),
  • 4 euros pour les moins de 25 ans.

La rétrospective est organisée en partenariat avec la National Film Archive of Japan et la Maison de la culture du Japon à Paris. Elle remercie aussi la Kobe Planet Film Archive, Shochiku et Toei Company.

Site web : https://www.cinematheque.fr/cycle/tai-kato-1622.html

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