Offscreen 2026 avec Akari Takenobu et Ken Ohara

Du mardi 20 au dimanche 25 octobre 2026

Deux artistes japonais, de Tokyo à Los Angeles, dans une chapelle du 17e siècle.

Le salon Offscreen, événement consacré aux pratiques artistiques de l’image, tient sa 5e édition du mardi 20 au dimanche 25 octobre 2026, à la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, à Paris.

Deux artistes japonais y sont présentés : Akari Takenobu, lauréate du Prix Dior, et Ken Ohara, auteur de la série ONE.

Offscreen, un salon nomade dédié aux pratiques de l’image

Fondé en 2022, Offscreen Paris présente des artistes contemporains, historiques et avant-gardistes, aux pratiques expérimentales fondées sur l’image.

Ce rendez-vous de la Paris Art Week, chaque mois d’octobre, réunit une sélection rigoureuse d’artistes qui travaillent avec des installations, des images fixes et des images en mouvement.

Une exposition commerciale pensée pour le lieu

Cette 5e édition présente une exposition commerciale et architecturale, conçue pour le lieu.

Offscreen se veut aussi une plateforme d’échanges, de soutien institutionnel et de marché pour ces pratiques.

Le salon revient pour la deuxième fois dans la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. Les éditions précédentes se sont tenues au Grand Garage Haussmann et à l’Hôtel Salomon de Rothschild.

Deux artistes japonais parmi une trentaine d’artistes

Une trentaine d’artistes sont présentés par des galeries venues de plusieurs pays. Ana Mendieta est l’invitée d’honneur.

Deux artistes de la liste sont japonais :

  • Akari Takenobu, présentée par le Prix Dior de la photographie et des arts visuels pour jeunes talents,
  • et Ken Ohara, présenté par la galerie bruxelloise La Patinoire Royale Bach.

Akari Takenobu est née en 1993 et vit à Tokyo. Ken Ohara est né en 1942 à Tokyo et vit à Los Angeles.

L’une explore l’invisible, l’autre les visages. Leurs deux démarches reposent pourtant sur la photographie.

Akari Takenobu à Offscreen, la photographie de l’invisible

Akari Takenobu est née en 1993 à Tokyo, où elle vit et travaille. Elle étudie actuellement en master à l’Université des arts de Tokyo.

En 2026, elle est la grande lauréate du Prix Dior de la photographie et des arts visuels pour jeunes talents.

Threshold, un corps fragmenté puis recomposé

Pour Threshold (2025), l’artiste photographie son propre corps. Elle le fragmente, puis elle réassemble ces images en silhouettes nouvelles.

Elle décrit ce processus comme une « mort simulée ».

Son travail explore la frontière entre le visible et l’invisible, entre présence physique et existence immatérielle.

Des expériences d’enfance à l’infrarouge

Des expériences d’enfance, souvent qualifiées de « paranormales », ont nourri son intérêt pour les mondes invisibles.

Elle travaille par la photographie, le collage et l’installation.

Elle réalise aussi des œuvres à partir d’images issues du bruit infrarouge. Ces images sont ensuite prolongées dans des sculptures ou des installations dans l’espace.

Ken Ohara, des portraits monumentaux

Ken Ohara quitte le Japon pour New York à 19 ans. En 1970, il est l’assistant de Hiro et de Richard Avedon, lorsqu’il se révèle avec la série ONE.

Son premier livre, également intitulé ONE, paraît la même année, avec le soutien de John Szarkowski, alors conservateur de la photographie au MoMA.

ONE, plus de 500 visages new-yorkais

Avec des règles strictes, Ken Ohara photographie plus de 500 New-Yorkais. Les portraits sont tous pris au même format, avec le même cadrage serré et la même expression neutre. Ils ne montrent que des visages sans barbe, sans moustache et sans maquillage apparent.

La série explore ainsi l’homogénéité et la diversité, l’individualité et l’universalité.

GRAIN, 81 tirages pour un seul visage

Près de vingt ans plus tard, il revient sur cette série. Il choisit seize portraits pour GRAIN (1993), dont les tirages sont agrandis à partir des négatifs d’origine.

Chaque portrait est recomposé en une grille de 9 par 9, soit 81 tirages. Il mesure 240 x 197,2 cm.

Les épreuves gélatino-argentiques sont marouflées sous Plexiglas.

Une reconnaissance dans les grands musées

En 1974, le travail de Ken Ohara figure dans l’exposition New Japanese Photography au MoMA, à New York.

Il reçoit aussi une bourse de la fondation Guggenheim en 1974-1975.

Le Whitney Museum of American Art lui a consacré une exposition personnelle en 2025.

Ses œuvres figurent dans les collections du Metropolitan Museum of Art, du MoMA et du J. Paul Getty Museum, entre autres.

Informations pratiques

Dates : du mardi 20 au dimanche 25 octobre 2026. La preview VIP, sur invitation, a lieu le lundi 19 octobre de 14:00 à 21:00.

Horaires :

  • Du mardi au samedi, de 11:00 à 19:00.
  • Le dimanche, de 11:00 à 18:00.

Lieu : Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, entrée par le square Marie Curie, 47 boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris.

Tarifs :

  • 12 euros en plein tarif,
  • 8 euros pour les étudiants (gratuit le mercredi 21 octobre)
  • gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Le billet payant donne aussi accès gratuitement à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, du 22 au 29 octobre, et à la Bourse de Commerce, du 2 au 6 novembre. La réservation en ligne est obligatoire dans ces deux lieux, avec des codes envoyés par e-mail après l’achat du billet.

Offscreen reverse les recettes de la billetterie à l’AP-HP. Elles soutiennent la restauration et la programmation culturelle de la chapelle.

Site web : https://offscreenparis.com/fr

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