Paris Internationale 2026 avec Keiji Ito, Makiko Kudo et Kishio Suga

Du mardi 20 au samedi 24 octobre 2026

 Une galerie de Tokyo et trois artistes japonais à Paris Internationale 2026.

Paris Internationale tient sa 12e édition du lundi 19 au samedi 24 octobre 2026, au 187-189 quai de Valmy.

La galerie Tomio Koyama, venue de Tokyo, y présente les œuvres de trois artistes japonais : Keiji Ito, Makiko Kudo et Kishio Suga.

Paris Internationale, une foire alternative pour la nouvelle génération de galeries

Cette édition réunit 56 galeries et 5 espaces à but non lucratif, venus de 19 pays. 15 galeries rejoignent la foire pour la première fois.

Paris Internationale a été fondée en 2015 par un groupe de galeristes, comme une alternative innovante aux foires d’art traditionnelles.

Une édition volontairement plus resserrée

Pour sa 12e édition, la foire a choisi une échelle plus restreinte. Son but n’est pas de faire moins, mais de laisser plus de place aux présentations ambitieuses et aux rencontres.

Galeries émergentes et établies sont ainsi mêlées, sans la répartition par secteurs des foires classiques.

Un lieu nomade au bord du canal Saint-Martin

La foire s’installe sur 3 500 m², dans un immeuble de cinq étages sur rue et un bâtiment de trois niveaux sur cour. Quatre cours intérieures apportent la lumière naturelle.

L’architecture de la foire est signée, une nouvelle fois, par l’agence bâloise Christ & Gantenbein.

Des programmes publics et des projets spéciaux

La foire est gratuite depuis ses débuts.

Elle propose des conférences avec la Fondation Pernod Ricard, ainsi que des « Daily Dérives », des visites guidées par des artistes, des commissaires ou des collectionneurs.

Plusieurs projets spéciaux investissent aussi le bâtiment, dont un projet coréen, NEXT : KOREA GALLERIES, qui réunit sept galeries de Séoul.

La galerie Tomio Koyama, une pionnière de l’art contemporain japonais

La galerie Tomio Koyama ouvre en 1996 à Saga-cho, dans l’arrondissement de Kôtô, à Tokyo.

Elle est aujourd’hui installée à Roppongi, à Tennôzu et à Maebashi. En novembre 2024, elle a ouvert un quatrième espace à Kyôbashi.

Un tremplin pour les jeunes artistes japonais

Dès ses débuts, la galerie participe à des foires internationales. Elle est le premier point d’entrée de nombreux jeunes artistes japonais, et a lancé un courant qui est devenu l’un des fondements de l’art contemporain japonais.

Des artistes de tous âges et de tous horizons

Elle représente notamment Kishio Suga, Mika Ninagawa, Hiroshi Sugito et Richard Tuttle. Elle organise aussi des expositions d’artistes céramistes.

La galerie Tomio Koyama présente des artistes confirmés comme de jeunes talents, sans distinction de nationalité ni de genre. Elle cherche ainsi à développer le marché de l’art contemporain avec des points de vue originaux.

Cette semaine, elle est aussi à Post-Fair, avec des œuvres de Tomoko Nagai.

Keiji Ito, Makiko Kudo et Kishio Suga, les artistes présentés par Tomio Koyama

La galerie présente à Paris trois artistes de générations et de pratiques très différentes : un céramiste, une peintre et une figure du mouvement Mono-ha.

Keiji Ito, un moteur de la céramique de Mino

Né en 1935 à Toki, dans la préfecture de Gifu, Keiji Ito a grandi à Mino, un haut lieu de la céramique. Il y vit et travaille toujours, et sa maison et son atelier s’y trouvent. Il entre à l’université d’art Musashino en 1954, où il étudie la peinture à l’huile.

À la fin de ses études, il rejoint le service de design de l’institut de recherche sur la céramique de Gifu. Il y est très influencé par Sakuzô Hineno, figure majeure du mouvement des arts et métiers japonais.

Il se consacre d’abord au dessin, puis se met lui-même à la céramique, car il constate les limites entre une conception à plat et une œuvre en trois dimensions.

Depuis, il produit de la vaisselle, des objets pour le thé et des pièces d’artisanat.

Il crée aussi des « sculptures en céramique » et des installations, qui mêlent très tôt d’autres matériaux, comme le fer.

Moteur de la céramique contemporaine de Mino, il ouvre la voie à de nombreux jeunes artistes.

Makiko Kudo, des peintures de lumière

Makiko Kudo naît en 1978 à Aomori. Elle sort du département de peinture à l’huile de l’université d’art et de design Joshibi en 2002, et vit à Tokyo.

Elle peint ce que l’on remarque peu : un chemin familier qui « se met soudain à briller », les rivières, le parfum des plantes, la brise, le bruit des ailes d’insectes, les animaux et les rêves de la nuit.

Ses toiles sont des mondes proches du rêve, reconstruits à partir de scènes mentales et de paysages réellement vus.

La nature de son enfance l’a profondément marquée, ainsi que les romans, les mangas et les films d’animation, surtout ceux de Hayao Miyazaki. Matisse, Bonnard et Munch l’inspirent aussi.

Elle dit : « Au fond, on pourrait dire que je peins la lumière. »

Ses expositions personnelles incluent le musée d’art de Hiratsuka en 2022, la galerie Tomio Koyama à Tokyo, ainsi que la Wilkinson Gallery à Londres.

Ses tableaux ont été acquis par plusieurs musées, dont le Museum of Contemporary Art de Los Angeles et le Hood Museum of Art.

Sa monographie, Turning, paraît en 2012 chez Tomio Koyama Gallery.

Kishio Suga, une figure du mouvement Mono-ha

Né en 1944 à Morioka, dans la préfecture d’Iwate, Kishio Suga sort du département de peinture de l’université d’art Tama en 1968.

Il vit et travaille à Itô, dans la préfecture de Shizuoka. Il est une figure centrale du Mono-ha, l' »école des choses », mouvement majeur de l’art japonais de la fin des années 1960 et des années 1970.

Sa démarche s’appuie sur une philosophie personnelle, nourrie par la pensée orientale, dont la philosophie indienne.

Il explore les relations entre les matériaux, comme la pierre, le bois et le métal, et entre les objets, l’espace et les personnes. Il cherche ainsi à révéler l’existence profonde des choses.

Sa première exposition personnelle date de 1968. Depuis 2025, il est présenté au Dia Beacon, à New York.

En 2017, il recrée son installation Situation Law sur l’eau, pour la Biennale de Venise.

Ses œuvres figurent dans les collections du Centre Pompidou, de la Tate Modern, du MoMA et du musée d’art contemporain de Tokyo, entre autres.

Informations pratiques

Dates : du lundi 19 au samedi 24 octobre 2026. Le 19 octobre, la preview est réservée aux invités, de 11:00 à 19:00.

Horaires :

  • Mardi, de 11:00 à 19:00.
  • Mercredi, jeudi et vendredi, de 12:00 à 19:00.
  • Samedi, de 12:00 à 18:00.

Lieu : 187-189 quai de Valmy, 75010 Paris.

Tarifs : entrée libre et gratuite, du 20 au 24 octobre.

Accessibilité : le bâtiment n’a plus d’ascenseurs. Trois étages ne sont accessibles que par escaliers. Le rez-de-chaussée, qui accueille six galeries et NEXT : KOREA GALLERIES, est de plain-pied. Les personnes à mobilité réduite peuvent écrire à contact@parisinternationale.com, idéalement avant leur visite. L’équipe peut les accueillir au rez-de-chaussée, les accompagner dans les escaliers, ou leur envoyer un aperçu numérique de chaque stand.

Consignes : un vestiaire est disponible sur place. Les sacs à dos, valises et trolleys ne sont pas admis dans l’exposition. Seuls les petits chiens portés dans un sac sont acceptés.

Site web : https://parisinternationale.com/

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