Daido Moriyama : Lettres d’amour à la photographie

Du mercredi 20 mai au dimanche 4 octobre 2026

Daido Moriyama à la Fondation Henri Cartier-Bresson du 20 mai au 4 octobre 2026.

La Fondation Henri Cartier-Bresson présente Lettres d’amour à la photographie, une exposition consacrée à Daido Moriyama, du 20 mai au 4 octobre 2026.

Composée de 60 tirages accompagnés de documents et de publications, elle explore l’obsession du photographe japonais pour la photographie elle-même.

Une exposition thématique, non chronologique

L’exposition ne suit pas le fil d’une rétrospective traditionnelle.

Le commissaire Clément Chéroux a choisi de l’organiser autour d’un fil conducteur unique : la relation que Moriyama entretient avec le médium photographique depuis le début des années 1960.

Quatre sections structurent le parcours :

Manifestes

En 1972, Moriyama publie Shasin yo sayonara [Adieu photographie], livre radical qui déconstruit les règles de la « bonne photographie » en proposant des images floues, sombres, décadrées et granuleuses.

Chacune de ses publications est dès lors conçue comme un manifeste.

Pèlerinages

Au milieu des années 1970, Moriyama découvre la plus ancienne photographie connue, le Point de vue du Gras de Nicéphore Niépce.

Fasciné par cette image originelle, il entreprend plusieurs pèlerinages : à Saint-Loup-de-Varennes en 2008, puis à Austin au Texas en 2015 où est conservée la plaque originale.

En 1990, il avait déjà publié Lettre à St. Loup, déclaration d’amour au premier des photographes.

Métaphores

Parallèlement à ces explorations autoréflexives, Moriyama a développé une photographie de rue instinctive et rapide.

Beaucoup de ses images constituent des métaphores du médium lui-même : un appareil photo, des rouleaux de pellicule, une lumière rouge, des tournesols.

Ses autoportraits, reflets et ombres portées, rendent hommage à la photographie plus qu’à sa propre personne.

Écritures

La photographie la plus célèbre de Moriyama reste celle d’un chien errant prise en 1971 à Misawa, dans la préfecture d’Aomori.

Devenue une icône du 20e siècle, elle figure également sur son premier livre de textes, Inu no kioku (Mémoires d’un chien), publié en 1984. Car Moriyama a aussi beaucoup écrit : plus d’une douzaine de recueils.

L’ouvrage qui accompagne l’exposition traduit pour la première fois en français 22 de ses textes sur la photographie.

Daido Moriyama, photographe de Tokyo depuis 1964

Né en 1938 dans la préfecture d’Osaka, Daido Moriyama vit et travaille à Tokyo.

Graphiste de formation, il devient l’assistant d’Eikoh Hosoe avant de se lancer comme photographe indépendant en 1964.

Il s’impose rapidement par une esthétique singulière, développée notamment au sein de la revue Provoke. Des images en noir et blanc, floues et granuleuses, saisies au fil de ce qu’il appelle une « transe photographique » dans les rues de Tokyo, New York ou Paris.

Son travail a été récompensé par plusieurs distinctions, notamment :

  • le Lifetime Achievement Award de l’International Center of Photography (2012),
  • l’Ordre des Arts et des Lettres (2018),
  • et le Prix de la Fondation Hasselblad (2019).

La publication

Un ouvrage accompagne l’exposition, coédité par les Éditions Delpire et la Fondation Henri Cartier-Bresson.

Il rassemble 22 textes de Moriyama traduits en français pour la première fois, ainsi que des textes de Clément Chéroux et Jean-Kenta Gauthier.

256 pages, 100 photographies couleur et noir et blanc. Prix : 42 euros.

Informations pratiques

Dates : du 20 mai au 4 octobre 2026

Lieu : Fondation Henri Cartier-Bresson, 79 rue des Archives, 75003 Paris

Horaires : du mardi au dimanche de 11:00 à 19:00

Tarifs : plein tarif 10 euros / tarif réduit 6 euros

Site web : https://www.henricartierbresson.org/expositions/daido-moriyama/

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