Du mercredi 10 au mardi 16 décembre 2025
Le Japon s’invite au PIFFF 2025 !
Le Paris International Fantastic Film Festival s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma de genre. Créé par l’association Paris Ciné Fantastique en collaboration avec le magazine Mad Movies, le PIFFF célèbre le fantastique sous toutes ses formes.
Cette année, le festival a fait un choix radical. Sur plus de quatre cents films au départ, seuls vingt franchissent la ligne d’arrivée. Cette sélection drastique privilégie la qualité à la quantité, créant une véritable communion entre spectateurs.
Le cinéma japonais occupe une place de choix dans cette édition. Sept films nippons composent la programmation, offrant un panorama complet du fantastique japonais contemporain.
De l’animation en stop-motion aux films d’horreur revisités, le Japon démontre une fois encore sa maîtrise du genre. Cette sélection reflète la richesse créative de l’archipel, entre innovations visuelles et héritages assumés.
Les spectateurs découvriront des œuvres variées, certaines en première française. Du 10 au 16 décembre, le Max Linder Panorama devient ainsi une fenêtre privilégiée sur le cinéma fantastique japonais.
Sept films japonais à l’affiche
La programmation nippone du festival s’articule autour de trois catégories distinctes. Cette diversité permet d’embrasser toutes les facettes du cinéma fantastique japonais, des propositions les plus audacieuses aux classiques revisités.
Deux longs métrages en compétition
Junk World et Mag Mag rivalisent pour les prix du festival. Le premier pousse les limites de la stop-motion avec un univers souterrain foisonnant.
Le second revisite la J-Horror avec un humour absurde. Ces deux films incarnent le renouveau du cinéma de genre japonais, porté par des réalisateurs audacieux.
Quatre films hors compétition
Quatre œuvres complètent la sélection japonaise. Dollhouse de Shinobu Yaguchi mêle terreur et comédie avec une efficacité redoutable. Scarlet et l’éternité marque le retour attendu de Mamoru Hosoda. Taroman Expo Explosion rend hommage aux tokusatsu des années soixante-dix.
Enfin, Vampire Hunter D: Bloodlust ressort en version restaurée.
Un court métrage en lice
Magai-Gami représente le Japon dans la compétition courts métrages. En neuf minutes, Norihiro Niwatsukino prouve que l’efficacité narrative n’a pas besoin de longueur.
Ce film d’horreur joue sur les codes du folklore japonais. Deux jeunes filles testent leur courage dans une forêt nocturne, réveillant une présence ancestrale.
Les pépites de l’animation japonaise au PIFFF 2025
Trois films d’animation illustrent l’excellence technique japonaise. Chacun explore des territoires visuels distincts, de la stop-motion artisanale à l’animation numérique somptueuse, en passant par le style gothique des années 2000.
Vampire Hunter D: Bloodlust : un chef-d’œuvre gothique ressuscité
Yoshiaki Kawajiri, maître de l’animation japonaise, a réalisé ce film en 2000. Rarissime en salle, Vampire Hunter D: Bloodlust adapte l’univers créé par Yoshitaka Amano.
Le chasseur mi-homme mi-vampire « D » traque Meier Link.
Ce vampire puissant a enlevé Charlotte, fille d’un riche aristocrate.
D’autres chasseurs convoitent également la récompense.
Visuels somptueux, combats intenses et ambiance oppressante caractérisent ce chef-d’œuvre. La séance du mercredi 10 décembre à 22:00 est interdite aux moins de 16 ans. Une occasion rare de découvrir ce classique sur grand écran.
Junk World : la stop-motion hallucinante de Takahide Hori
Takahide Hori revient avec Junk World, la suite de Junk Head. Son premier film lui avait demandé quatre ans de travail solitaire.
Doté de moyens plus ambitieux, il livre un bijou visuel. Chaque plan déborde d’inventivité et de créativité.
L’intrigue se déroule dans un empire robotique souterrain où humains, clones et cyborgs affrontent des rebelles.
La projection aura lieu le samedi 13 décembre à 14:15. Ce film de 104 minutes est interdit aux moins de 12 ans.
Scarlet et l’éternité : le nouveau Mamoru Hosoda
Le maître de l’animation japonaise signe son retour. Après La Traversée du temps, Les Enfants loups ou Belle, Mamoru Hosoda explore les thèmes de la vengeance et de la rédemption.
Scarlet, princesse guerrière, échoue à venger son père.
Elle se retrouve au Pays des Morts, où un jeune homme l’aide à dépasser la haine.
Le film interroge le cycle de la violence avec une profondeur shakespearienne. Visuellement sublime, Scarlet et l’éternité sortira en France le 11 mars 2026.
Rendez-vous le mardi 16 décembre à 20:00 pour une séance tous publics.
Entre rires et frissons : les films de genre
Trois films explorent les codes du fantastique avec des approches radicalement différentes. De l’horreur pure à l’hommage nostalgique, ces œuvres prouvent que le cinéma de genre japonais sait se réinventer constamment.
Mag Mag : la J-Horror revisitée
L’humoriste Yuriyan Retriever signe son premier long métrage. Ce film inaugure K2 Pictures, nouvelle maison de production lancée par Hirokazu Kore-eda, Takashi Miike et Shunji Iwai.
Sanae cherche à venger son amant, tué par le fantôme Mag Mag.
Elle découvre bientôt la véritable cible de sa vengeance.
Le film revisite la J-Horror avec un humour absurde, sans oublier de faire peur !
Sa liberté de ton rappelle les premiers Takashi Miike. Première française le jeudi 11 décembre à 14:30, séance interdite aux moins de 16 ans. Durée : 113 minutes.
Dollhouse : quand Shinobu Yaguchi fait peur
Connu pour ses comédies irrésistibles comme Survival Family, Shinobu Yaguchi surprend. Il livre avec Dollhouse un film aussi terrifiant qu’hilarant.
Yoshie, brisée par la mort de sa fille, s’attache à une poupée à son image.
Quelques années plus tard, l’objet revient hanter la famille.
D’inquiétants phénomènes se multiplient sans qu’ils puissent fuir.
Une formidable direction d’acteurs porte ce film aux rebondissements incessants. Yaguchi prouve qu’il maîtrise l’horreur autant que la comédie. Première française le dimanche 14 décembre à 21:45, interdit aux moins de 12 ans.
Taroman Expo Explosion : l’hommage délirant aux tokusatsu
Tarô Okamoto, surnommé le « Picasso du Japon », incarne l’audace créative. En 1970, il créait la Tour du Soleil pour l’Expo universelle d’Osaka.
Ryo Fujii s’inspire de son œuvre pour créer Taroman, série hommage aux tokusatsu des années soixante-dix.
Des monstres venus de 2025 menacent l’Expo de 1970.
Le superhéros Taroman et la Force de défense terrestre voyagent vers le futur pour sauver l’événement.
Ce film prolonge la série télévisée. Il permet de découvrir l’univers d’Okamoto sur grand écran. Séance tous publics le lundi 15 décembre à 21:30, durée 105 minutes.
Informations pratiques pour le PIFFF 2025
Le festival se déroule du 10 au 16 décembre 2025. Toutes les séances ont lieu au cinéma Max Linder Panorama, dans le 9e arrondissement de Paris.
Voici les prix pour une séance :
- Tarif plein : 12,50 euros
- Tarif réduit : 9,20 euros (moins de 26 ans, étudiants, chômeurs, plus de 60 ans, famille nombreuse)
- Moins de 15 ans : 5 euros
Le pass pour l’ensemble du festival coûte 109 euros. Il permet d’accéder à toutes les séances.
Une majorité des séances sont interdites aux moins de 12 et 16 ans. Vérifiez les restrictions d’âge avant de réserver.
Site web : http://www.pifff.fr/
Adresse(s) : 24 boulevard Poissonnière, 75009 Paris (Cinéma Max Linder Panorama)
Réservation possible